Un mois vu par Maurice Farine

Un mois vu par Maurice Farine

Président de la Confiserie du Roy René (Aix-en-Provence) Effectifs : 62 + 10 équivalents temps-plein saisonniers CA : 10 M€ MandatsPrésident du Syndicat national de la confiserie Président de Pays d'Aix Développement Président du pôle commercial de la Pioline

Les révoltes arabes. «Dans nos sociétés, il est de bon ton de ne pas faire confiance aux jeunes. Là, ce sont eux qui nous ont donné une leçon, à nous les Anciens. Car ces mouvements de révolte sont en partie nés du fait que la jeunesse de ces pays ne trouvait pas le moyen de s'impliquer dans leur économie. La jeunesse s'est levée pour dire: ?Nous voulons travailler, nous voulons mettre nos compétences au service de notre pays?».




L'importance des réseaux sociaux.

«Cela découle directement de ces mouvements qui ont eu lieu de l'autre côté de la Méditerranée, au sein desquels les réseaux sociaux ont joué un grand rôle. La révolution tunisienne a un peu été la révolution Facebook et Twitter. J'ai découvert à cette occasion l'importance de ces outils, y compris pour le monde de l'entreprise. J'ai d'ailleurs décidé d'organiser une grande journée de réflexion avec mon comité de direction autour de ces questions. Les réseaux sociaux sont en effet un moyen de communication important pour le développement des entreprises. Il faut prendre le train en marche ou attendre qu'il nous roule dessus: nous devons donc travailler sur ces sujets ».




La situation au Japon et le nucléaire.

«C'est un sujet qui m'interpelle profondément, puisque je suis un pro-nucléaire inconditionnel. Je n'ai d'ailleurs pas changé d'avis, mais aujourd'hui, les événements du Japon m'obligent une fois de plus à y réfléchir. J'estime que le nucléaire est une énergie propre. Mais comme tout le monde, je constate que la nature peut décider de remettre en cause tout ce que la haute technologie de l'Homme peut mettre en place. Admettons que tout cela soit arrivé dans un autre pays que le Japon, un pays qui n'aurait pas les moyens de faire face à une telle crise: que ce serait-il passé?»






Le problème du logement à Aix

«Mon entreprise est basée à Aix-en-Provence, de par son histoire, son produit et son positionnement. Aujourd'hui, une de mes priorités est de loger mes collaborateurs. Il y a deux mois, l'un d'entre eux a démissionné, en me disant: ?Le soleil coûte trop cher?. Il faut trouver une solution, cela devient vraiment urgent».





Propos recueillis par Alexandre Léoty