Bordeaux
Un mois vu par Louis-Alexandre de Froissard
Bordeaux # Conjoncture

Un mois vu par Louis-Alexandre de Froissard

Un mois vu par Louis Alexandre de Foissard, gérant de Montaigne Conseil.

Le début de la campagne présidentielle

« Les débats politiques pré-électoraux sont d'une pauvreté affligeante étant donné les enjeux actuels. Des sujets comme la révolution du financement, l'écologie ou la robotisation sont à peine évoqués. La France devra emprunter 187 milliards d'euros sur les marchés financiers cette année. Cela crée une dépendance terrible de notre pays, qui se paiera très cher. Mais personne n'en parle. Il serait pourtant bon de rappeler les effets bénéfiques de ne plus avoir de déficit. Un autre sujet majeur est celui du financement de l'économie. L'épargne des français ne va pas au bon endroit. Nos TPE, PME et ETI ont besoin de cash pour se développer. Réorientons l'épargne des Français (4.000 milliards d'euros) vers nos PME. Nous en ferons des champions européens voire mondiaux ».

L'obsolescence programmée

« La France a besoin de réparateurs. Il est temps de développer une véritable filière de réparation ou de réutilisation : électroménager, automobile, batteries... Il est difficile de lutter contre la mondialisation et la production éloignée de chez nous. Mais une filière de réparation et réutilisation doit être mise en place. Y compris dans l'apprentissage, où on apprend à changer, et plus à réparer. Par ailleurs, cette "LowTech" nous permettrait de nouer de vrais partenariats dans les pays émergents et nous faire redevenir de vrais exportateurs. J'ai découvert récemment le réseau Envie, qui donne une seconde vie à nos appareils électroménager. Je tire mon chapeau à une telle initiative ».

L'hydroélectricité sous-exploitée

« La France produit 13% de son électricité avec l'hydroélectrique (70% des énergies renouvelables). Nous avons la chance d'avoir de l'eau et du relief, mais nous n'en profitons pas assez. Les pêches de loisir bloquent tous les projets. Il serait pourtant pertinent de développer les barrages, ou tout simplement de remettre en eau ceux qui existent, plutôt que de mettre des éoliennes partout. Je pousse un coup de gueule contre les intérêts particuliers qui desservent le bien commun ».

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