Haut-Rhin
Un mois vu par Laurent Wendlinger
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Un mois vu par Laurent Wendlinger

président de la chambre d'agriculture du Haut-Rhin parcours 46 ans Bac au Lycée agricole de Rouffach Ancien secrétaire général des jeunes agriculteurs du Haut-Rhin Élu à la chambre depuis 21 ans, président depuis 3 ans Adjoint au maire de Seppois-le-Bas depuis 1995

Les Français plus pessimistes que les Afghans. «Il y a quelque chose qui ne va pas! Un récent sondage a révélé que nous sommes plus pessimistes que les Afghans ou les Irakiens (Sondage BVA Gallup pour Le Parisien, ndlr). Cela pose, selon moi, le problème du bien-être des Hommes dans la société. Je crains que nos jeunes ne bénéficient pas de la même spirale d'évolution positive de la société que nos grands-parents. Avec un peu de vista, on peut recréer de l'optimisme en replaçant ces jeunes dans leur environnement proche et privilégier, par exemple, la proximité dans leur mode de consommation. Attention, je ne dis pas qu'il faut tout faire sur place, mais nous avons en Alsace, un très beau bassin et pas seulement au niveau agricole. La consommation locale, c'est l'emploi local. Le travail est la clé d'une spirale positive, c'est l'espoir. Il y a ainsi des solutions simples à mettre en oeuvre et c'est mon rôle d'en parler aux élus pour qu'ils fassent redescendre le message à nos concitoyens».




Une terre de plus en plus rare en Alsace.

«Si nous restons sur le rythme de consommation actuel des espaces agricoles et naturels, Strasbourg et Saint-Louis se toucheront dans moins de 300 ans. Nous vivons cette problématique au quotidien au sein de la chambre d'agriculture même s'il faut reconnaître que les pouvoirs publics sont de plus en plus sensibilisés à ce sujet. Nous devons parvenir à renforcer une réflexion collégiale et nous inspirer de ce qui se fait en Allemagne ou en Suisse sur le sujet. Là-bas, le dialogue y est très constructif».




Les jeunes sundgauviens les moins formés d'Alsace.

«Je m'inquiète de constater que les jeunes du Sud-Alsace sont, selon les statistiques, les moins formés de la région. Jusqu'à il y a quelques années, ils sortaient du lycée et pouvaient trouver facilement un emploi bien payé en Suisse ou en Allemagne. Mais ces belles années sont révolues. Nous devons absolument nous pencher sur un plan de bataille de la formation en Sud-Alsace. C'est d'autant plus urgent que j'entends que l'Allemagne aura besoin de 200.000 salariés supplémentaires tous les ans pour accompagner sa croissance. Nous avons un rôle à jouer».

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