Un mois vu par Gabrielle Denis

Un mois vu par Gabrielle Denis

Dirigeante et fondatrice d'Éditoile, agence de communication numérique Parcours 43 ans Sciences Po Paris IAE de Paris ancienne journaliste économique

L
'affaire Dieudonné « Cette affaire montre que la protection de la liberté d'expression, de la démocratie par la loi a ses limites. Interdire un spectacle dans le monde réel quand il est largement diffusé et visible dans le monde virtuel, c'est un sport compliqué. Souvent les gens se préoccupent plus du discours réel et sous-estiment le discours en ligne. Avec les réseaux sociaux

, le filtre est plus faible, et le public plus exposé à ce genre de discours. Il faudrait adapter les règles et aussi mieux éduquer les gens à la publication sur internet, à ses conséquences, la rapidité de diffusion d'une information peut dépasser son auteur. Si je prends l'exemple de Serge le lama, à l'origine la photo a été publiée sur le mur Facebook d'un des protagonistes. Puis un ami l'a partagé et au final la photo s'est retrouvée sur Twitter et a fait le buzz. Or c'était une photo privée. »




La campagne électorale sur les réseaux sociaux

« Depuis la dernière campagne présidentielle, je note plus investissement des politiques sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter.

C'est compliqué pour les hommes politiques de s'exprimer sur ces réseaux car cela modifie leur façon de communiquer. Habituellement ils segmentaient leur discours, s'adressaient aux gens dans des réunions publiques, sur un marché... Avec les réseaux sociaux, ils sont obligés de parler à tout le monde et ils prennent le risque d'être interpellés, exposés. Il y a moins de filtre. Je trouve que c'est une bonne chose. Cela leur permet de montrer une autre facette de leur personnalité, d'être plus humain, plus proche. »




Google et les CCI

« Cette info a fait polémique à Bordeaux et Benjamin Rosoor d'Aquinum s'en est ému dans un article sur son blog. Dernièrement les CCI de France et Google ont signé un partenariat qui permet à Google de proposer gratuitement dans les locaux des CCI des ateliers pour les entreprises

. Je suis favorable à la démarche. C'est bien que les entreprises se numérisent mais là où le bas blesse c'est que les CCI permettent à Google d'utiliser leurs fichiers et de le faire gratuitement. Pourquoi ? En plus cela "squeeze" nombre de consultants et petites entreprises locales dont c'est le métier. »