Un mois vu par Gabriel Hollander
# Conjoncture

Un mois vu par Gabriel Hollander

Président De la section Pas-de-Calais de la chambre régionale de métiers et de l'artisanat Parcours Boucher - charcutier à Chocques Membre du bureau de la caisse régionale du Crédit Agricole Nord de France. Vice - président de la confédération nationale de la boucherie charcuterie Membre élu de la CCIT Artois

Le Japon. «Je suis bien sûr frappé par le drame humain: ces morts, ces familles brisées... Au milieu de cette catastrophe, j'admire le comportement des Japonais. Ils font preuve d'un sang-froid et d'une dignité époustouflante. Tout cela nous rappelle la force de la nature. Elle est au-dessus de tout même des explications scientifiques. Après le drame humain, il y a bien sûr le problème nucléaire qui me vient à l'esprit. Il renvoie aux problèmes des énergies en règle générale. Nous devons avoir un débat de fond constructif autour de cela: faut-il rénover les centrales nucléaires? En construire de nouvelles? En attendant, commençons à faire, chacun à notre échelle, des économies. Nous avons la chance extraordinaire d'avoir un confort de vie. Pour continuer à en profiter, ne gâchons pas ces énergies.»




L'instabilité du monde arabe.

«La géopolitique m'a toujours beaucoup intéressé. Je suis très impressionné par cette instabilité actuelle que ce soit en Libye mais aussi en Égypte, Tunisie... J'espère que de tout cela sortira le meilleurpour ces peuples. Je fais le voeu d'un partage des richesses. Les extrémismes ne doivent pas être victorieux. J'ai en tête ce qui vient de se passer au Pakistan. Le ministre des libertés religieuses a été assassiné alors qu'il militait contre la loi qui condamne à mort l'auteur d'un blasphème contre l'Islam. Où vont les hommes? Je souffre beaucoup de ce manque d'humanité, de ces intolérances.»




La politique française. «Nous sommes assaillis de sondages et de petites phrases en tout genre. Je rêve que les hommes politiques de gauche et de droite puissent dire que «l'autre camp» fait de bonnes propositions. Nos hommes politiques doivent prendre de la hauteur et être plus présents par rapport à des enjeux européens et internationaux. Ils s'y prennent mal pour intéresser les Français à la vie publique. Il faudrait peut-être qu'ils aient un autre langage. Les conseils régionaux et généraux touchent à notre vie quotidienne. Nous avons presque trop de scrutins. Finalement pourquoi ne pas les rassembler, voter tous les cinq ans, faire confiance aux élus pendant leurs mandats et on dresse un bilan à cette échéance ?»

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