A
irbus et la construction européenne.
«La nouvelle usine de l'assemblage de l'Airbus 350 qui a été inaugurée il y a quelques semaines marque une belle étape dans le développement du groupe et son succès commercial. Airbus fait coopérer des entreprises européennes et des personnes de cultures et d'horizons très différents. À ce titre, il représente une des plus belles images de la concrétisation de la construction européenne. Cela passe par des succès et des difficultés mais ça marche ! En tant que fervent défenseur de la construction européenne, cela est pour moi très important. D'ailleurs les échanges humains, comme Erasmus par exemple, et économiques se font plus rapidement que les échanges institutionnels.»
Le pacte de compétitivité.
«Moins taxer l'emploi et la production et en contrepartie taxer notamment la consommation, est selon moi une mesure très attendue. C'est évidemment la chose à faire et elle aurait dû être faite beaucoup plus tôt d'ailleurs. Le cap des trois millions de chômeurs dépassé en France est le résultat d'une erreur de stratégie qui a perduré sur des décennies. Nous avons perdu la moitié de nos emplois industriels depuis vingt ans. Or il faut que les trois secteurs (primaire, secondaire et tertiaire) fonctionnent. Ajoutons à cela le climat sociétal défavorable aux entreprises et le travail manuel qui est dévalorisé. La note est aujourd'hui salée. Cette erreur commence à être réparée mais il aura fallu beaucoup de temps pour en arriver là.»
Une rentrée morose pour les Français
«Il y a une vraie prise de conscience collective de la gravité de la crise. Face à cette période de questionnement sur l'avenir, on remarque que les gens ont envie de se retrouver et de partager. En effet, les sorties culturelles ne faiblissent pas, sauf à Paris où peut-être la morosité est plus prégnante. Les sorties n'étant pas une dépense obligatoire, c'est un choix que font les gens, comme si c'était un antidote à la morosité. Preuve aussi qu'à l'heure de la mobilité, des écrans et des pratiques numériques individuelles, les gens ont aussi besoin de "réel", d'être ensemble, de rêver. »
Directeur
de la salle de spectaclesOdyssud (Blagnac)
ParcoursNé en 1960 à Paris Diplômé de Sciences Po PAris et licencié en droit, a débuté sa carrière dans les ressources humaines A été administrateur de l'ensemble vocal A Sei Voci avant d'être délégué général de l'Orchestre national de Toulouse puis à partir de 2000 directeur d'Odyssud