Un mois vu par Christian Tamet

Un mois vu par Christian Tamet

Directeur depuis 1998 - à l'époque où Toulon était gérée par le FN - du Centre national de création et de diffusion culturelles (CNCDC) de Châteauvallon, lieu culturel de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM) situé sur la commune d'Ollioules. Né en 1956 à Saint-Etienne, il travaille dans la culture depuis 1981. Il a notamment été directeur du théâtre contemporain de la Danse à Paris de 1984 à 1998.

La percée du FN aux municipales :




« Je suis encore plus atterré qu'on aurait pu penser la population varoise vaccinée après les prestations du FN à Toulon. Mais apparemment non, et cela va vraisemblablement avoir une incidence sur la vie culturelle. Contrairement à ce qu'affiche Olivier Py, son directeur, qui parle de déplacer le Festival d'Avignon en cas de victoire du FN, je pense qu'il ne faut abandonner aucun territoire et combattre sur les principes et les actions, sans diaboliser ceux qui ont voté FN. Quand je suis arrivé à Châteauvallon en 1998, nous sommes quand même allés, envers et contre tout, sur la commune de Toulon. Et nos principaux soutiens, le président du conseil général Hubert Falco, aujourd'hui maire de Toulon, et Robert Beneventi, maire d'Ollioules, sont les deux personnalités qui ont réussi à contenir le FN dans leurs communes. Ce qui prouve qu'il n'y a pas de fatalité ».

Les « Isoporzinho » à Rio :

« Les classes moyennes et populaires ont adopté la glacière pour aller sur la plage. Jusqu'ici ringarde, elle est devenue un objet à la mode car c'est une manière de résister à l'augmentation des prix abusifs des boissons sur la plage en vue de la Coupe du monde de football et des Jeux Olympiques. Ce mouvement est symptomatique de l'émergence de classes moyennes au Brésil, mais aussi dans d'autres pays comme la Chine, l'Inde ou les pays arabes (Algérie, Maroc), qui portent de nouvelles exigences. Cela va impacter la vie économique mais aussi politique de ces pays ».


La Une de l'Express du 26 février :
« Sous le titre "Que vaut vraiment Hubert Falco ?", Toulon apparaît dans un classement 32e ville sur 34 et dernière ex aequo pour la culture. Or, Toulon a transféré la plupart de ces outils culturels à Toulon Provence Méditerranée (TPM), donc c'est comme si on avait coupé Toulon de TPM pour faire apparaître un très faible bilan. Pourtant avec Châteauvallon, le Théâtre Liberté ou la villa Noailles, Toulon ne mérite pas la dernière place. Et ça m'a choqué car ça m'a rappelé de mauvais souvenirs, l'époque où Toulon était systématiquement cloué au piloris ».