Un mois vu par Christian Surget

Un mois vu par Christian Surget

Président FRTP Nouvelle Aquitaine Vice-président Medef Nouvelle Aquitaine Parcours 65 ans Toute sa carrière au sein du groupe Vinci

L
e soulèvement des parents d'élèves de l'école des travaux publics « Comme chaque année avant les vacances estivales, une cérémonie est organisée au sein de l'EATP (École d'application des travaux publics, ndlr) d'Egletons pour baptiser la promotion et remettre les diplômes. Cette année, le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, participait à l'événement. Ce qui a valu à l'école d'être envahie par une cinquantaine de " ZADistes " ou " Nuit Debout ". Bien évidemment, j'ai été choqué par cette attitude, et par la passivité des gendarmes. Finalement, les parents d'élèves se sont soulevés et ont repoussé les fauteurs de trouble, qui n'ont pas demandé leur reste. J'y vois l'illustration du conflit qui oppose la France qui a envie et celle qui n'a pas envie. Je suis inquiet pour mon pays, et d'une perte des valeurs. Jusqu'où va-t-on aller trop loin ?




La fin du " Made in France "

J'ai appris dans un reportage TV que les pièces automobiles d'origine étaient pour seulement 18 % d'entre elles fabriquées en France. Cela signifie que 82 % des pièces automobiles viennent de l'étranger! On sait par ailleurs qu'une voiture sur quatre de marque française est fabriquée en France. Ce système conduit à exploiter des travailleurs dans des pays étrangers en profitant de leur misère, pour améliorer notre bien-être à moindre coût. On arrive au bout de cette logique. Cela ne pourra pas durer éternellement.




Le vivre ensemble

Y a-t-il trop de fonctionnaires en France ? Je ne les ai pas comptés, mais sans doute. Avant de commencer à réduire leur nombre, je commencerais à leur demander de remplir les documents qu'ils inventent. Il y a trop de gens pour empêcher et pas assez de gens pour aider. Il faut réapprendre à vivre ensemble. Je regrette que beaucoup de médias vivent de ces oppositions et les entretiennent. On se moque du peuple. On nous abreuve de primaires et de foot, où le conflit est permanent, au lieu d'évoquer les vrais problèmes du quotidien.