Frédéric Michel,
président de la branche hôtellerie à l'Umih 31, syndicat de la profession.
« Nous ne décolérons pas du récent vote de la taxe additionnelle de 10 % à la taxe de séjour par le Conseil départemental. La profession a été méprisée sur ce plan, car elle n'a même pas été concertée. C'est difficilement acceptable dans un contexte
déjà compliqué : le taux d'occupation de nos hôtels n'est pas extraordinaire (une moyenne de 63 % en 2015) et nous subissons une baisse des prix moyens. La concurrence déloyale des " para-hôteliers " comme Airbnb ou Abritel nous fait du mal car ces offres représentent plus de 10 % de l'offre existante sur Toulouse. Nous subissons aussi le poids des normes obligatoires qui impliquent chaque année de nouveaux investissements. La profession est étouffée et cette nouvelle taxe est la goutte qui fait déborder le vase. Nous allons être vigilants sur son mode d'application. Il est question que la mise en place démarre le 1er mars. Le délai est trop court pour s'organiser. Nous demandons un report de quelques mois et nous exigeons que les contrats de réservation déjà en cours ne soient pas touchés par cette nouvelle taxe. Cette taxe est destinée à la promotion du département. Nous demandons donc un rapport concret sur les actions prévues avec les sommes collectées qui vont représenter 500 à 600.000 ?. Est-ce que le plan d'action sera cohérent ? Enfin, les autres hébergements qui nous font une concurrence déloyale doivent aussi être collectés.»
Propos recueillis par Juliette Jaulerry