Les créateurs
Jérôme Guilmain, Audrey Bouvier et Juan Ramirez, développeur d'origine péruvienne, sont les cofondateurs de la start-up. Tous trois sont issus de Grenoble Ecole de Management (GEM). Lancée en juillet 2015, au sein d'Incubagem, l'incubateur de GEM, Troccauris bénéficie de locaux et de conseils d'experts. La start-up est également accompagnée par Antropia, l'incubateur de l'Essec, en tant que société d'économie sociale et solidaire. En 2014, la jeune pousse a été lauréat du prix Pepite, le concours national des étudiants entrepreneurs, et projet lauréat du réseau Entreprendre Isère. Elle a par ailleurs obtenu une bourse French Tech de Bpifrance.
Le concept
Le site communautaire s'appuie sur un système de monnaie virtuelle, le cauris, du nom du coquillage qui sert encore de monnaie d'échange dans quelques régions du monde. Le principe de Troccauris est d'échanger des biens et de compenser leur différence de valeur par des cauris. Ainsi, le propriétaire du bien, dont la valeur est la plus élevée, recevra en complément des cauris, lui permettant d'acquérir d'autres biens sur le site. Troccauris ne prélève pas de commission sur les ventes, mais fonde son développement sur un modèle de rémunération C to C. Notamment, la vente de cauris aux particuliers (1€ = 10 cauris), pour fluidifier les échanges locaux qui pèsent 80 % des trocs. Mais aussi, la création d'un compte « premium », pour les particuliers, qui permet d'accéder à des offres ciblées, en avant-première. Sans compter un service de livraison d'objets en « troc points », au sein de cafés partenaires locaux (une centaine à Grenoble ; 150 à Paris), qui favorise les échanges communautaires, autres que virtuels. Autre cible, les entreprises. Une page, au sein du site collaboratif, permet d'accueillir les annonces des collaborateurs, moyennant un abonnement annuel par salarié, financé par l'employeur (5 à 10 euros selon le nombre d'adhésions).
Les ambitions
La plateforme compte aujourd'hui 8 600 membres et regroupe 2 500 annonces. Elle a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 15 000 euros avec quatre salariés. Après un premier test en 2015, en région grenobloise, elle est présente depuis mars à Paris. Dans les prochains mois, Troccauris prévoit de déployer son service à Lyon et dans une douzaine de grandes villes en France. Objectif : atteindre 30 000 membres d'ici la fin 2017, pour un chiffre d'affaires de 400 000 euros et 90 000 membres, un an plus tard. D'ici à la fin de l'année, la start-up augure une levée de fonds d'1 million d'euros. Objectif : renforcer son équipe pour atteindre les 10 collaborateurs.