Elles sont 17, triées sur le volet et s’apprêtant à boucler leurs valises pour la grand-messe de la Tech, le Consumer Electronic Show dont l’édition 2026 se tiendra du 6 au 9 janvier prochain à Las Vegas (États-Unis). La région Nouvelle-Aquitaine et ses partenaires — Team France Export Nouvelle-Aquitaine, French Tech Bordeaux et Nouvelle-Aquitaine Technopoles — ont dévoilé mercredi 10 décembre la liste des entreprises composant la délégation annuelle se rendant au salon pour la dixième année consécutive.
Parmi ces 17 sociétés, "4 entreprises aguerries" seront de la partie et viendront chacune apporter leur expertise aux start-up présentes. FDJ United (2 200 salariés, 3,7 Md€ de CA en 2024) aidera sur les "solutions connectées pour points de vente", MyOS Partner à la structuration du modèle économique, Sephirot (basé à Anglet dans les Pyrénées-Atlantiques) à la formation des dirigeants et l’antenne bordelaise de Cosmo5 (1 300 salariés, 150 M€ de CA en 2024) au marketing.
L’IA de plus en plus présente
Sur les 13 start-up sélectionnées, 9 utilisent l’intelligence artificielle dans leurs produits ou solutions, preuve s’il en fallait de son essor grandissant dans les modèles économiques de nombreuses entreprises de tous secteurs. Quatre d’entre elles (SQ Motors, Luchrome, Algos et Stellar) étaient déjà de la partie l’an dernier et 9 participent pour la première fois.
Des solutions pour les industriels et la santé
Plusieurs sociétés sont spécialisées dans les solutions pour les industriels : les girondines Facildata (agent IA pour le bâtiment et l’énergie), Luchrome (écrans imprimés), le poitevin Algos (IA spécialisées pour les entreprises) et la rochelaise A2D (Acquire To Decide, plateforme d’inspection automatique de détection des risques).
D’autres œuvrent dans la santé : le périgourdin SkinMed et sa solution de diagnostic dermatologique, le rochelais Hope Valley AI et sa plateforme d’imagerie mammaire assistée par IA et les girondins BeLiver (test prédictif contre le cancer du foie) et VSTech Sensors (capteurs intégrés à une bague connectée pour le suivi santé).
Trois start-up œuvrent dans les solutions numériques : Facility Project (Charente-Maritime), qui a conçu un logiciel de gestion de projet et Teamway-Mailvista (Charente) et sa solution de gestion de-mail assistée par IA et enfin Digipair (Gironde) spécialisée dans l’intégration de l’IA générative dans les entreprises.
Enfin, deux sociétés bordelaises, expertes des "mobilités intelligentes et connectés", seront aussi dans l’avion pour Las Vegas : SQ Motors apportera son skateboard électrique Sternboard et Stellar son logiciel d’optimisation de connexion Wi-Fi dans les transports.
Un accompagnement renforcé
Toutes ces sociétés bénéficieront d’un parcours de formation collectif renforcé de montée en compétences (pitch, objectifs stratégiques, communication digitale, etc.). Son objectif : "permettre aux start-up de se constituer un programme de rendez-vous qualifiés en amont de leur participation", précise le Conseil régional. Piloté par la CCI International et déjà testé l’an dernier pour optimiser leur participation à l’événement, il est associé à un accompagnement individuel "en sécurité économique" face au contexte géopolitique et à la forte compétitivité des ingénieurs.
D’après les chiffres diffusés par l’équipe qui se rend chaque année au salon, l’impact sur les participants est aisément mesurable : 73 % ont vu la fréquentation de leurs sites et canaux numériques augmenter, 77 % indiquent que le CES "a eu un impact positif sur leur crédibilité auprès de leurs prospects". Au niveau purement financier, 87 % des start-up sélectionnées lors des précédentes éditions ont connu des "retombées commerciales" (partenariats, rencontres d’investisseurs…) et 63 % ont augmenté leur chiffre d’affaires et leur retour sur investissement. Enfin, 41 % ont réussi à signer des contrats.