C'est en 1981 que Thierry Schifano crée à Mimet son entreprise, baptisée La Mimétaine. Cet autodidacte avait alors choisi de créer son propre emploi. En 1993, il a ensuite fondé un GIE, Logistique Assistance Entreprise, regroupant aujourd'hui une quinzaine d'entreprises des Bouches-du-Rhône du secteur du transport sanitaire, du transport de sang et de personne à mobilité réduite et représentant 450 salariés. Le nom commercial du GIE est A Treize. « Cette entité nous permet de mutualiser, d'avoir de la souplesse et de pouvoir mettre en place une synergie sur l'ensemble des points du département. Nous disposons ainsi d'une offre globale, regroupant ambulances et véhicules sanitaires légers (VSL) », explique Thierry Schifano, qui ajoute : « Le transport assis n'a pas vraiment de rentabilité, c'est la partie "ambulance" qui permet de financer le VSL. Il y a trop de désorganisation dans la gestion des patients. Le taux de remplissage de nos véhicules n'est que de 42 % ».
Depuis 2008, les entreprises décrochent
Selon le président de la Fédération nationale du transport sanitaire (FNTS), depuis 2008, les entreprises de ce secteur décrochent alors même que le taux de croissance du marché est de 2 à 6 % par an. Il existe en France 5.900 entreprises de transports patrimoniales. « Nous sommes face à un non-sens. D'un côté, il y a le développement de la chirurgie ambulatoire et l'allongement de la durée de la vie qui jouent en notre faveur et, de l'autre, en revanche, le transport est considéré comme un élément de réduction des coûts. Les dépôts de bilan s'enchaînent. et cela ne peut pas continuer ainsi. Il ne faut plus simplement essayer de réduire le coût du transport, mais de l'optimiser ». La fédération a ainsi travaillé sur le covoiturage dans le cadre par exemple de la rééducation fonctionnelle. « Nous regroupons les patients dans les transports assis, avec leur consentement, bien sûr. Cela permet de réduire de 25 à 30 points l'enveloppe consacrée aux transports tout en permettant aux entreprises de reconstruire leur marge. Les établissements de santé pourraient aussi mieux gérer les horaires de convocation des patients afin de ne pas créer un afflux de transport aux mêmes heures. L'ensemble de la filière de santé doit prendre conscience du problème », insiste-t-il, rappelant que les tarifs du VSL sont largement inférieurs à ceux du taxi et, que grâce au covoiturage, ce coût chuterait encore. « Nous pourrions générer 600 millions d'euros d'économie sur un marché d'1,9 mds ? », conclut-il.
Groupe A
(Bouc Bel Air) Thierry Schifano 450 salariés - CA : 22 millions d'euros 04 42 16 06 02 www.atreize.com