Treillage d'art français : Un métier redécouvert
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Treillage d'art français : Un métier redécouvert

L'entreprise, installée au Château des Creissauds, à Aubagne, renoue avec la tradition du treillage d'art et a une volonté de développement à l'international.

Sur les 200m² d'atelier dont dispose la société, au Château des Creissauds, à Aubagne, les trois salariés de l'entreprise travaillent à la réalisation de treillages et de décoration en bois pour jardins et piscines. Un savoir-faire qui trouve ses lettres de noblesse durant le règne de Louis XIV, et qui s'est peu à peu perdu, faute de transmission.




Premiers pas à l'export

«Nous sommes dans une dynamique de redécouverte de ce métier, dont les origines remontent à l'Antiquité. À cette époque, le treillage servait à soutenir la vigne», souligne Marc Rouina, qui a créé l'entreprise en 2004, après une carrière de maquettiste volume. «Suite à un accident de travail, j'ai été amené à me reconvertir et je suis revenu à mes premières amours: la menuiserie. J'ai ainsi tout d'abord créé l'Atelier du grand chêne, à Aubagne», explique-t-il. Après avoir découvert un ouvrage de 1755 sur la menuiserie des jardins, il crée son premier treillage à l'occasion d'un salon professionnel. «Cette première réalisation m'a amené à rencontrer deux treillageurs (Servenay et Léguillon) qui venaient d'arrêter leur activité. Ils m'ont en quelque sorte coopté et m'ont transmis leur savoir-faire». C'est ainsi que Treillages d'art français voit le jour. «Nous avons donc aujourd'hui deux activités complémentaires. C'est un marché énorme et il existe un important débouché sur les marchés export». Soutenue par la société conseil Alexport, Treillage d'art français a participé, en 2008, à des salons à Shanghai et Dubaï. «Ils sont demandeurs de savoir-faire et nous avons noué de nombreux contacts». En France, l'entreprise travaille avec des paysagistes et des architectes d'intérieur. «À l'export, ce sont souvent les mêmes prescripteurs qui nous permettent d'intervenir sur des villas, des palais... L'architecte donne les grandes lignes et nous concevons, sur-mesure, le treillage en DAO», conclut Marc Rouina. «Certains font du treillage standard, mais nous ne sommes que sur du sur-mesure. Nous perpétuons également le savoir-faire du vase Médicis en châtaignier, l'essence qui était utilisée aux XVIIe et XVIIIesiècles», conclut-il.

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