Début octobre, la jeune société aixoise Treeptik a organisé la seconde édition des DevOps D Day, journée d'échanges consacrée aux acteurs de l'écosystème DevOps, Cloud et Docker, au stade vélodrome de Marseille. La rencontre, qui a réuni près de 600 personnes (contre 200 l'an dernier) était intégrée au programme des French Tech Weeks. « Nous avons créé cette rencontre car il n'existait pas d'événements de cette envergure en Province. Nous avons choisi le stade vélodrome pour son aura et la multiplicité des espaces proposés. Il nous fallait des salles de conférence, des salles de formation et des espaces où réunir tout le monde », commente Arnaud Lambert, qui poursuit : « Notre but est de nous positionner comme leader en DevOps sur le Sud de la France. Le DevOps est une méthodologie de plus en plus utilisée par les entreprises informatiques. Cela fait partie de la transformation digitale ». L'événement, qui était payant pour les participants (développeurs, étudiants, chefs de projets...), a pour but d'accroître la notoriété de la PME. « Le fait de s'être intégré au programme des FTW nous a permis de gagner en visibilité. Si la plupart des participants venaient de Paca, nous en avons eu de Languedoc Roussillon et même un peu de Parisiens. Nous nous positionnons vraiment comme une société de conseil en DevOps avec pour vocation d'accompagner la transformation digitale de nos clients ».
Éditeur de Cloud Unit
L'entreprise compte désormais une antenne à Paris et a ouvert un bureau à San Francisco au début 2016. Elle s'est par ailleurs, au-delà de son activité de conseil, lancée comme éditeur de produits. « Nous sommes éditeur de Cloud Unit, destiné aux développeurs Java. Il s'agit d'un outil qui leur permet de gagner du temps. La commercialisation a débuté en 2015, après trois années de développement. Avec ce produit nous nous adressons aux grandes entreprises, mais également aux développeurs et aux startup. Pour l'instant, Treeptik réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires en conseil mais à terme nous envisageons que Cloud Unit représente la part la plus importante de notre activité. Cloud Unit est un produit en open source, nous ne vendons donc pas de licence, mais un abonnement à un support client. Nous misons sur ce modèle économique ». Arnaud Lambert se donne six mois pour prouver la pertinence de son concept et envisage ensuite de lever des fonds. « Nous envisageons un premier tour de table à 1,6 million d'euros qui nous servirait à recruter des commerciaux en France, en Europe et aux États-Unis. Nous ferions ensuite, dans les deux ans à venir, un second tour de table aux États-Unis », conclut le dirigeant.