« L'évaluation, c'est la partie difficile. Il faut y mettre de l'objectivité, ce qui est loin d'être simple», indique Éric Gambino, directeur d'In Extenso Transmission. Pour lui, «l'entreprise vaut en fonction de ses résultats futurs. Pour cela, il faut savoir quelle est sa rentabilité récurrente à laquelle on ajoute des éléments de bilan comme les dettes et la trésorerie. Après, il faut s'intéresser au marché et on applique un coefficient en fonction de la taille, des risques, etc.», résume l'expert d'In Extenso. Pour Francis Larvor, de BCE Associés, «le vrai prix, c'est celui que le cédant serait prêt à débourser s'il était acheteur».
Intéresser un groupe ?
Reste une exception, qui échappe à toutes ces règles: le rachat par un groupe. «Cela peut être deux, trois, voire quatre fois plus cher car pour un groupe, la reprise d'une PME peut s'avérer un investissement stratégique. On vient acheter une innovation, une part de marché, etc.», explique Éric Gambino. Mais gare aux contreparties: le cédant va devoir affronter une armée de juristes. À l'histoire d'hommes risque de se succéder une histoire purement financière et le choc culturel peut être brutal pour une PME. Certains préféreront ne pas vendre plutôt que de ne pas trouver un repreneur en phase avec les valeurs de l'entreprise.