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«Tout le savoir-faire organisationnel dans mon smartphone»
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«Tout le savoir-faire organisationnel dans mon smartphone»

Voyages, hôtels... Frédéric Rouzeau est l'archétype du nomade. Il nous délivre ses conseils pour organiser sa vie professionnelle grâce aux nouvelles technologies.

— Photo : Jacob Lund - stock.adobe.com

«Tout mon savoir-faire professionnel est dans mon PC portable, tout mon savoir-faire organisationnel tient dans mon smartphone.» Frédéric Rouzeau, 48 ans, est le prototype du nomade expert: avec (seulement!) deux outils de communication et un sens aigu de l'organisation, ce formateur jongle avec des emplois du temps qui le tiennent éloignés la semaine durant de son domicile, au gré de ces missions de formation pour le compte d'un programme supporté par l'École centrale. «Je me suis tourné vers ce métier après avoir multiplié les missions de longue durée en temps que consultant», explique Frédéric Rouzeau qui forme à l'optimisation de la performance. «J'explique à mes stagiaires comment chasser le gaspi. Et je commence par m'appliquer ce principe selon la formule: coût-qualité-délai.» De son métier de consultant itinérant dont les frais de déplacement entraient dans le calcul de ses prix de journée, cet ingénieur a conservé le sens de l'économie. «Je n'ai pas de cartes d'abonnement ni à la SNCF ni à Air France car il faut vraiment du temps pour les amortir», affirme-t-il. Son alternative: planifier ses déplacements assez longtemps à l'avance pour profiter des promotions, des billets Prem's et jouer sur les billets d'avion "croisés". Cette dernière solution permet des économies très substantielles. Côté hôtels, il constate en revanche que le grouper Accor offre des cartes d'abonnement «assez sympathiques» de même que la chaîne B & B, les deux offrant «une facilité de mise en oeuvre par le web.»

WiFi à l'hôtel

Premier critère de choix dans la sélection hôtelière: le WiFi. «Je ne suis pas du genre à pianoter dans les gares ou les aéroports. J'attends d'être à l'hôtel pour relever mes mails, planifier mon emploi du temps. Avec le WiFi des hôtels, j'arrive à me passer d'une clef 3G.» Le coeur de l'organisation de Frédéric Rouzeau, c'est son smartphone. «Un iPhone avec internet illimité. L'ergonomie et la qualité sont remarquables. Son seul inconvénient est l'absence de clavier mais cela devrait être réglé avec l'iPhone5.» Cet ordiphone aux applications pléthoriques correspond parfaitement aux attentes du formateur: «c'est à la fois un bon téléphone sur lequel je peux gérer mes mails. Sa connectivité est excellente. L'appareil photo est très bon et comme je suis souvent seul, le côté juke-box me plaît bien.» Une application lui permet même de scanner ses factures.

Assurance spécifique en cas de perte ou vol

«Hôtels, déplacements, horaires, plannings: tout est dans mon téléphone. Le jour où celui-ci tombe en panne, je suis vraiment orphelin. J'ai d'ailleurs souscrit une assurance spécifique», reconnaît Frédéric Rouzeau, qui change par ailleurs deux fois par an de PC «parce que je ne peux pas me permettre le moindre pépin: c'est mon gagne-pain.» Il constate par ailleurs que dans un monde de plus en plus connecté, son métier évolue. «L'information circule dorénavant à une vitesse folle. Quand, dans mes formations, je cite un nom ou une référence, les stagiaires peuvent aller chercher aussitôt des infos sur leur smartphone. Cela nous oblige à être très vigilant car les questions sont en retour très pertinentes.»

Ne rien improviser

Aux apprentis nomades, il délivre ce conseil: «le principal, c'est de tout prévoir suffisamment à l'avance. Logistique, déplacements: tout doit être prévu pour éviter d'avoir à improviser au dernier moment.» Lui-même passe environ une demi-journée par semaine à programmer ses plannings. Il n'a pas succombé à l'iPad - «il ne m'apporterait rien et il est trop encombrant» - mais regrette toutefois quelques lacunes sur les smartphones: une gestion plus facile des contacts quand des centaines sont stockées dans l'ordiphone, ainsi qu'une application qui permettrait de regrouper tous les éléments de ces notes de frais qui - TIC ou pas - «restent une vraie douleur!»

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