Aujourd'hui 40 % des Français préparent leurs vacances sur le web. 20 % payent en ligne. Pour un acteur touristique impossible d'ignorer un tel phénomène. En 2010, et dans le cadre du schéma départemental du tourisme, le Comité départemental du Tourisme du Finistère (CDT) va donc totalement refondre son site internet pour s'orienter vers le web 2.0. Le site devrait être interactif, ouvert aux réseaux sociaux, insérer des outils de type Trip Advisor d'échanges d'expériences entre internautes, donner plus de place à la vidéo... «Nous réfléchissons à des systèmes de géo localisation permettant de télécharger des visites guidées ou des balades en ville, sur son téléphone, que les offices de tourisme proposent déjà», explique Sandy Causse directrice du CDT.
Réduire les dépenses de vacances
Le développement du web s'inscrit naturellement dans les évolutions de comportements. «Les gens vont moins loin et moins longtemps. Ils souhaitent diminuer les dépenses en vacances. Aussi les réservations de dernières minutes sur internet ont beaucoup grimpé» souligne Sandy Causse. Plus largement, en 2010, le Comité départemental du tourisme va mener un travail approfondi de marketing sur les cibles dites «affinitaires», susceptibles d'être intéressées par la destination Finistère (famille, golfeurs, amateurs de sports nautiques...), afin d'orienter son offre. Si la communication devrait s'appuyer sur le caractère «authentique» du territoire, le Département n'oubliera pas d'ajouter une touche de modernité. Car folklore et tradition peuvent aussi rebuter notamment les plus jeunes, selon une étude réalisée sur l'image touristique de la Région. Huitième département de France pour le nombre de ses nuitées, le Finistère a accueilli 2,8 millions de touristes en 2008. «Avec la crise nous avons assisté à une baisse de la fréquentation étrangère et à une hausse de la clientèle de proximité».
www.finisteretourisme.com
Pour séduire les touristes, le web 2.0 s'impose désormais. Le Finistère s'y met.