De passage à Toulouse mardi 6 novembre dans le cadre du
Forum Destination International, Laurent Fabuis le ministre des Affaires étrangères a annoncé vouloir
« mettre l’accent sur la diplomatie économique » en créant des postes
d’« ambassadeurs en région », qui seront à la disposition des entreprises pour les aider dans leur développement à l’export. Il n’y a, selon lui, pas de différence entre les régions et le reste du monde car le marché est mondial. « On peut tout à fait être ambassadeur à Mexico puis en Midi-Pyrénées. L’objectif est le même : servir la France. » Une disposition qu’il souhaite effective dès le début de l’année 2013 pour les présidents de Région qui en auront émis le souhait.
Présent lui aussi au Palais consulaire qui accueillait l’événement, Martin Malvy, le président du Conseil régional Midi-Pyrénées a immédiatement réagi à cette annonce, qu’il a jugée très favorable dans le dispositif d’intervention.
« La candidature de Midi-Pyrénées a été posée car il faut que nous ayons une meilleure connaissance des marchés des pays dans lesquels nous voulons exporter. »
Laurent Fabius a également indiqué que les implantations du Quai d’Orsay à l’étranger allaient être revues, pour que la France soit notamment plus présente en Asie et en Afrique : « Il faut caler leur répartition géographique en fonction du monde de demain. »
S’il s’est dit convaincu qu’à l’étranger, les chefs d’entreprise français sont satisfaits des services des ambassades, il a reconnu que cela concerne surtout des grands comptes. « C'est plus difficile pour le commerce courant. Or c’est justement là où nous sommes plus faibles. Je leur ai donc demandé de se mettre à la disposition des entreprises. » Et d’ajouter :
« Dans le recrutement des ambassadeurs, la dimension économique sera dorénavant plus forte. »
Laurent Fabius est aussi revenu sur différents points du Pacte de compétitivité annoncé le matin-même par le Premier ministre, dont l’augmentation du nombre de VIE (volontariat international en entreprise) de +25 % sur trois ans ou l’extension du crédit impôt recherche aux PME et à l’innovation. Interrogé sur la balance commerciale de la France, il a rappelé son objectif :
« Atteindre l’équilibre en 2017, hors énergie ».