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Tenacy veut devenir un leader européen de la cybersécurité
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Tenacy veut devenir un leader européen de la cybersécurité

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Grâce à une nouvelle levée de fonds de 6 millions d’euros, Tenacy se donne les moyens d’enrichir sa plateforme de cybersécurité et d’accélérer son développement commercial en France et en Europe. Retour sur la trajectoire éclair d’une pépite lyonnaise qui profite de la forte croissance des risques liés aux failles des systèmes d’information.

Cyril Guillet, président et cofondateur de Tenacy — Photo : Armelle Dupuis 

Fondée en 2021 par Cyril Guillet et Julien Coulet, la start-up lyonnaise Tenacy (50 salariés, CA non communiqué) commercialise une plateforme SaaS de supervision des solutions de cybersécurité. En pratique, elle offre aux responsables de la sécurité informatique une structure pour modéliser leur organisation cyber. Et vérifier que tous les éléments de sécurité sont bien déployés pour neutraliser les risques identifiés. La pépite compte déjà une centaine de clients dont Michelin, bioMérieux, Vinci Autoroutes, la région PACA, etc. "Notre chiffre d’affaires a triplé en 2023 et nous comptons générer un revenu annuel récurrent d’environ15 millions d’euros d’ici 3 ans dont plus de 15 % à l’international", déclare Cyril Guillet, président et cofondateur de Tenacy.

Nouvelle levée de fonds

Après avoir levé 2,5 millions d’euros de fonds en mars 2022, la jeune pousse vient de réaliser un nouveau tour de table de 6 millions d’euros en janvier 2024, mené par un nouvel entrant, Axeleo Capital, suivi de ses investisseurs historiques (Auriga Cyber Ventures, Teamwork, Kreaxi et Crédit Agricole Création). Tenacy est également accompagnée par plusieurs partenaires bancaires dont Bpifrance, Crédit Agricole Centre-Est, Banque Populaire Auvergne-Rhône-Alpes et BNP Paribas. Les deux associés fondateurs restent majoritaires au capital de leur entreprise.

Tableau de bord de la cybersécurité

"Notre plateforme s’apparente à une sorte de tableau de bord de la cybersécurité. Comme dans un cockpit, elle permet de détecter les risques et de préconiser les mesures à déployer pour se protéger, par la mise en place d’outils, de process, et la formation des collaborateurs", explique-t-il.

Une palette d’outils devenus stratégiques pour la pérennité des entreprises. Pour ne citer qu’elle, la marque lyonnaise de lingerie Lise Charmel avait dû se mettre en redressement judiciaire en 2020 suite à une méchante attaque cyber.

Tenacy compte doubler ses effectifs en 2024

Avec ces nouveaux capitaux, Tenacy va embaucher une cinquantaine de salariés cette année pour enrichir sa plateforme de nouvelles fonctionnalités et accélérer son développement commercial. Elle va notamment consacrer près de la moitié de la levée de fonds pour embaucher une vingtaine d’ingénieurs et mettre le paquet sur son développement commercial - une vingtaine de recrutements - en France et à l’international (Suisse, Belgique, Luxembourg, etc.) "Nous visons aussi l’Espagne dont les entreprises, qui étaient un peu en retard dans notre secteur, sont en train de se structurer", ajoute Cyril Guillet. L’entreprise projette d’ouvrir une antenne à Barcelone. Avec l’ambition, à terme, de se positionner comme un leader européen.

Tenacy a bien identifié sa cible : celle des ETI et grands comptes, collectivités territoriales et établissements de santé. "De façon générale, ce sont des entreprises qui ont déjà mis en place un certain nombre d’outils comme des firewalls mais qui ont besoin de rationaliser, muscler et suivre leur politique de cybersécurité", précise-t-il. Cyril Guillet estime à plus de 15 % le taux de croissance de son marché, qui sera porté par la prochaine mise en place de la norme européenne NIS2, un nouveau référentiel de conformité visant à renforcer le niveau global de cybersécurité dans l’Union Européenne. Ces obligations réglementaires concerneront 10 000 entreprises françaises fin 2024.

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