Spécialisée dans le câblage électrique et les équipements électromécaniques, Comatel Groupe (111 salariés) a le vent en poupe. La PME aindinoise a réalisé une croissance de 22 % en 2023, à 25,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Une dynamique sur laquelle elle compte bien surfer pour se positionner sur de nouveaux marchés.
"La clé de la longévité et de la croissance dans nos métiers de sous-traitants c’est la diversification des marchés et des clients", explique le PDG Christian Gagliardi, qui entend mener deux diversifications de front dans les prochains mois : sur le marché du militaire et sur celui des hydrocarbures
Cap sur le militaire
La première étape de cette diversification s’est jouée hors les murs, en juin dernier, avec la présence de Comatel Groupe au mondial de la défense et de la sécurité, Eurosatory à Villepinte, près de Paris. Venue présenter son savoir-faire dans les faisceaux et cordons électriques, l’entreprise a pu glaner une quinzaine de contacts.
"Nous avons les compétences, l’expérience et la capacité de production. Nous équipons déjà des véhicules industriels de type fourgons blindés "
"Certaines rencontres ont débouché sur des propositions de collaborations avec des grands noms de la fabrication d’engins ou de système de défense", confie Christian Gagliardi, sans pour autant dévoiler de noms. Et d’ajouter : "C’est un marché en pleine croissance, tous les pays augmentent leurs budgets de défense, Nous estimons que cette diversification pourrait représenter 2 à 3 % de notre chiffre d’affaires futur et prévoyons deux recrutements".
Sur le plan financier, l’investissement de la part de l’entreprise est plutôt faible. "Nous avons les compétences, l’expérience et la capacité de production. Et nous équipons déjà des véhicules industriels de type fourgons blindés, explique son dirigeant. Aujourd’hui en France le secteur du faisceau électrique est plutôt artisanal, en capacité de production, alors que nous possédons une dimension industrielle", affirme-t-il.
Les hydrocarbures en ligne de mire
En parallèle, d’ici fin 2024, Comatel Groupe prévoit de faire une percée dans le secteur des hydrocarbures avec ses armoires électriques d’automatismes industriels. Des armoires déjà capables de récolter et distribuer l’énergie produite par des fermes solaires allant de 100 m² à 1 ha pour citer une autre application.
Selon Christian Gagliardi : "Les donneurs d’ordres sont moins nombreux mais les entreprises sont d’envergure. On espère réaliser 5 à 10 % de notre chiffre d’affaires sur ce segment".
Depuis huit ans, le segment des armoires électriques connaît, au sein du groupe, une croissance à deux chiffres. En 2023, ce dernier a fait l'acquisition d'un atelier de 550 m² dans lequel 15 000 euros ont été investis. Et ce sont 500 coffrets électriques qui sont sortis de cet atelier l’an dernier. Afin d’accompagner cette croissance, Comatel vient de se doter d'un nouvel atelier équipé de deux ponts roulants dans lequel Christian Gagliardi a prévu d'un budget d'investissement de 120 000 euros. Investissement qui s'accompagnera de quatre recrutements d’ici à la fin de l’année.
Depuis 2009, l’entreprise a équipé plus de 120 parcs photovoltaïques en France et à l’étranger. Ce secteur représente 20 % de l’activité du groupe. Côté clients (110 au total), la PME s’appuie sur de grands noms comme Renault-Dacia, Schneider Electric, Siemens ou encore Framatome et peut compter sur la fidélité de clients avec qui la collaboration dure parfois depuis une dizaine d’années, voire depuis 40 ans pour certains.