Temps Fête sur Douarnenez : Les entreprises à bord
# Réseaux d'accompagnement

Temps Fête sur Douarnenez : Les entreprises à bord

Du 22 au 25juillet, les fêtes maritimes de Douarnenez embarquent une centaine d'entreprises au sein du club Quai des Entrepreneurs. Un réseau nouveau pour faire du business tout en soutenant un événement culturel et traditionnel à la pointe de la Bretagne.

C'est un Douarneniste, «enfant de Ploaré», et surtout un acteur économique important en Bretagne qui prendra la barre des fêtes maritimes, à l'issue de son édition 2010. Le 26juillet à minuit, jour de la Sainte-Anne et date anniversaire de la création de Brit Air, Xavier Leclercq, son fondateur, prendra la suite de Jean-Michel Le Boulanger. Nommé vice-président du Conseil régional, ce dernier a décidé de quitter le navire. «J'ai toujours dit, que cette fête qui regroupe des gens de toute obédience, ne pouvait avoir à sa tête quelqu'un qui était engagé dans le débat politique», explique ce géographe, maître de conférence à l'Université de Bretagne Sud et président pendant dix ans de l'événement. Une opinion que ne partage pas complètement Xavier Leclercq, ancien président de Produit en Bretagne, même s'il affirme ne nourrir aucune ambition politique. Mais peu importe. Les deux hommes sont d'accord sur l'essentiel: les valeurs de cette fête qui se veut familiale, la mise en lumière des talents locaux, celle des 1.700 bénévoles et d'un projet culturel qui va au-delà du simple divertissement.




Des finances fragiles

L'arrivée d'un acteur économique à la présidence, correspond à la volonté de tisser des liens plus étroits avec les entreprises pour un événement confronté au défi de son équilibre financier. Sur ce point, Jean-Michel Le Boulanger a reçu le soutien de Loïc Hénaff, élu trésorier de l'association il y a un an. «Les finances de la fête sont fragiles, à cause du manque de fonds propres qui permettent d'assurer l'entre-deux fêtes. L'association vit pourtant chichement. Mais d'une édition à l'autre, il est nécessaire de maintenir un savoir-faire et un lien avec les bénévoles. C'est pourquoi nous sommes contraints à un rythme biennal», analyse le nouveau DG de l'entreprise de Pouldreuzic (voir notre rubrique industrie page8). Le patron breton qui promet une gestion «drastique», a pris «un bon pied de pilote» en visant le plus bas niveau historique de la fréquentation de la fête, il y a quatre ans. Après le bouillon de 2006, les organisateurs ont réagi en faisant évoluer le concept. Dès 2008, le prix est revu à la baisse (12 € par jour). Si les bateaux demeurent au coeur de la fête, une série de concerts, de déambulations et d'animations de pyrotechnie vont dorénavant faire vivre les quais. «Nous avons réinventé les fêtes maritimes. Cela va prendre deux à trois éditions avant que le public l'intègre», juge Loïc Hénaff.




Un club «solidaire»

Il y a un an, l'idée a été de ressusciter le club d'entreprises, baptisé ?Quai des Entrepreneurs?. Cette association des partenaires et «solidaires» de la fête regroupe une centaine d'entreprises, de l'assureur de Douarnenez, à la PME régionale en passant par le groupe mondial IBM, l'un des derniers en date sur la liste. Un nombre qui fait de ce réseau le deuxième cercle d'entreprises bretonnes à vocation culturelle derrière celui du Festival interceltique. Ses prestations sont variables et sur-mesure. À partir de 1.000€, elles bénéficient de cent places pour leurs clients et prospects. Des rabais pour l'affrètement des navires leur sont accordés. Il est possible, à certaines conditions, d'utiliser l'image des fêtes maritimes. «Nous avons mis en place des conditions particulières pour les membres de Produit en Bretagne qui sont une trentaine à avoir adhéré au Quai des Entrepreneurs», note Loïc Hénaff. Mais surtout, c'est le carnet d'adresses qui attire. Tout au long de la fête, les entreprises pourront échanger des cartes de visite sur un espace VIP et plus particulièrement sur le trois-mâts barque Belem, lors d'un cocktail le jeudi 22juillet.

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