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Sun and Go embarque partenaires, clients et fournisseurs dans une feuille de route très engagée
Grasse # Production et distribution d'énergie # Écosystème et Territoire

Sun and Go embarque partenaires, clients et fournisseurs dans une feuille de route très engagée

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Spécialiste du photovoltaïque, l’entreprise grassoise Sun and Go a réuni une trentaine de ses partenaires, clients et fournisseurs pour une journée inédite d’intelligence collective autour de sa feuille de route 2030. Ou comment être moteur dans la transition écologique et la résilience de son territoire.

Sun and Go a réuni plus de 30 de ses parties prenantes en octobre dernier pour travailler ensemble à la résilience du territoire — Photo : Olivia Oreggia

Pas besoin d’être fort et puissant pour faire bouger les lignes. La preuve est faite par Sun and Go, petite entreprise de 9 personnes (CA 2024: 2 M€) au sein de DX groupe, actrice du photovoltaïque depuis 2020.

"Comment faire mieux ?"

Olivier Béchu et ses équipes n’ont pas attendu de participer à la CEC Méditerranée, la Convention des Entreprises pour le Climat, cette année, pour s’engager. Mais depuis, le dirigeant a voulu aller plus loin encore en intégrant ses parties prenantes.

Engagé depuis sa création, Sun and Go a suivi le parcours de La CEC, la Convention des Entreprises pour le Climat — Photo : Olivia Oreggia

"On a commencé par faire notre bilan carbone et nous avons vu l’impact de l’extraction des matières premières qu’on utilise comme l’acier, le cuivre, le silicium, explique-t-il. Mais on s’est tellement focalisé sur le carbone qu’on avait occulté la biodiversité, l’eau, les sols, les insectes… On creuse des tranchées, on évacue la terre, on coule du béton, l’impact est là. Donc, on a travaillé là-dessus et nous sommes arrivés à la question pivot : maintenant que l’on sait tout ça, comment pourrait-on faire mieux ?"

Cap sur 2030

Ainsi est née l’idée de cette journée réunissant, début octobre, partenaires, fournisseurs et clients. L’un d’eux est même venu spécialement d’Alsace, représentant de la société Voltec Solar (120 collaborateurs, CA : 24,4 M€), unique fabricant français de panneaux photovoltaïques.
Sous des allures de grande réunion de famille, chacun est venu contribuer à la réussite de la feuille de route de Sun and Go."Malgré tous les vents contraires", assure Olivier Béchu, le cap est fixé à 2030. Le plan d’action, baptisé Grass and Go (référence à l’herbe), vise à faire de l’entreprise "un opérateur de sobriété énergétique et de résilience du territoire".

Olivier Béchu a fondé Sun and Go avec Jean-Pascal Decroix en 2020 à Grasse — Photo : Olivia Oreggia

Intégrer le vivant

Les participants à cette journée de co-construction ont suivi plusieurs ateliers, animés par les salariés de Sun and Go. Pour "concevoir autour du vivant", l’entreprise grassoise veut par exemple désimperméabiliser les sols, ajouter de la végétation ou encore créer un système de récupération et de stockage de l’eau.

Les salariés de Sun and Go ont eux-mêmes animé les différents ateliers thématiques — Photo : Olivia Oreggia

"On a besoin dans vos réseaux, de vos connaissances pour avoir des partenariats techniques mais aussi financiers car c’est un projet que nous voudrions mener en 2026 et pour lequel nous cherchons un site pilote, demande Laura Delommez, responsable communication et marketing. Nous avons aussi besoin de partenariat juridique et en termes d’assurance car c’est quelque chose d’innovant."

En 2026, Sun and Go veut développer une solution qui intègre le vivant, en ajoutant par exemple de la végétation et des récupérateurs d’eau à ses installations photovoltaïques, ce qu’elle a baptisé de la "PVégétalisation" — Photo : Olivia Oreggia

Pour "diminuer la pression sur les ressources naturelles, l’ambition est de récupérer la main sur les centrales solaires de plus de 20 ans arrivées en fin d’exploitation, de même que de valoriser le réemploi des équipements usagers ou encore de faire du repowering, qui consiste à moderniser et améliorer les performances d’une centrale solaire existante.

Une initiative gagnant-gagnant

"À la base, c’est un offreur de solution mais il a lui-même compris la nécessité de se mettre en transition et d’être exemplaire, réagit Carine Verola, responsable climat et biodiversité de Bpifrance dans les Alpes-Maritimes. Nous allons voir comment on peut les aider."

"Nous sommes à la fois partenaires mais aussi client, puisque c’est Sun and Go qui a équipé le bâtiment historique de la CCI de panneaux photovoltaïques, indique Peggy Misiraca, directrice appui aux entreprises à la CCI Nice Côte d’Azur. C’est une initiative formidable car c’est du concret. Je leur ai proposé d’intervenir dans notre comité de direction pour un retour d’expérience, cela peut donner des idées. Nous allons voir comment les aider, peut-être en leur proposant un site pilote."

Spécialistes ou non du secteur énergétique, les participants se sont tous montrés très engagés dans les ateliers proposés par Sun and Go — Photo : Olivia Oreggia

Julien Helly est venu à double titre en tant que président de l’association Entreprises des Bois de Grasse où est implanté Sun and Go, et en tant que voisin et directeur associé du groupe Advance, spécialisé dans les ressources humaines. "J’ai appris beaucoup de cette journée, confie-t-il. Chez Advance nous avons déjà fait des choses comme passer 100 % de la flotte automobile des collaborateurs à l’électrique ou en hybride, mais aujourd’hui, j’ai pris conscience que même si nous sommes dans une activité de services, moins consommatrice d’énergie qu’une entreprise industrielle, on peut s’engager davantage. On peut réfléchir par exemple au réemploi pour notre mobilier ou notre matériel informatique."

Sun and Go fait partie de DX Groupe, fondé et dirigé par Jean-Pascal Decroix à Grasse — Photo : Olivia Oreggia

De l’électricité à l’assiette

Faire tache d’huile, se nourrir les uns des autres, c’est tout le principe de l’intelligence collective qui ne se résumera pas à cette seule journée. Car la résilience du territoire ne se pose pas qu’en matière d’énergie mais aussi d’alimentation, un des sujets abordés durant cette journée. "Dans les Alpes-Maritimes, l’autonomie énergétique est faible, on ne produit que 10 % de ce que l’on consomme, reprend Olivier Béchu. L’autonomie alimentaire, elle, n’est que d’une demi-journée, c’est une donnée qui me rend fou ! Même si ce n’est pas notre activité, on a des idées et on veut participer."

Grasse # Production et distribution d'énergie # Renouvelable # Écosystème et Territoire # Transition écologique # RSE # Transition énergétique # TPE