Strasbourg : Anagenesis Biotechnologies ouvre une filiale américaine
# Santé

Strasbourg : Anagenesis Biotechnologies ouvre une filiale américaine

Basée à Boston, Anagenesis Biotherapies Inc. développera les programmes de thérapie cellulaire de l’entreprise alsacienne, avec un focus sur la myopathie de Duchenne.

Anagenesis Biotechnologies a été créée en 2011 notamment par le Pr. Olivier Pourquié et le Dr Jean-Yves Bonnefoy et développe des traitements dérivés de cellules souches pour les maladies musculaires dont la myopathie de Duchenne, en se concentrant pour le moment plus particulièrement sur cette maladie orpheline.

Son dirigeant a identifié le Massachusetts comme « un écosystème académique et biotechnologique exceptionnel dans la recherche sur les cellules souches ». Cette implantation donne aussi la possibilité à l’entreprise « d’élargir notre portefeuille de produits candidats à des thérapies pour traiter d’autres maladies que notre technologie permet de cibler », précise-t-il. La mise en place des opérations d’Anagenesis à Boston permettra également à l'entreprise de se rapprocher de ses futurs partenaires (industries pharmaceutiques et associations de patients).

20 millions d'euros pour atteindre la preuve de concept clinique

Sa présence en Alsace n’est cependant pas remise en cause puisque elle y bénéficie de l’excellence de la région en matière de chimie, avec notamment deux prix Nobel encore en activité. A Illkirch, l’équipe d’Anagenesis, constituée de 9 personnes, se concentre donc plus particulièrement sur le criblage de molécules chimiques pour la myopathie de Duchenne. Une équipe de quelques personnes devrait être constituée dans les mois à venir sur son nouveau site américain.

Pour mener à bien ses recherches jusqu’à la preuve de concept clinique, d’ici à 5 ans, Jean-Yves Bonnefoy estime ses besoins financiers à quelque 10M€ en France, et la même somme aux USA et est donc en recherche active d’investisseurs. Son implantation aux Etats-Unis est en ce sens stratégique. Le pays est plus ouvert que la France aux thérapies cellulaires et les investisseurs prêts à s’engager plus vite et sur de plus gros tickets.

# Santé