C’est une étape clé dans le développement de Stirweld. La société rennaise inaugure ses nouveaux locaux, dans la zone industrielle Ouest de la capitale bretonne (route de Lorient). Fondée en 2017, elle est devenue un expert international du soudage par friction malaxage (FSW). Cette technique innovante permet de souder des métaux difficilement soudables comme l’aluminium, mais dont les besoins sont très importants dans l’industrie. Stirweld, elle, a déposé un brevet mondial pour sa tête de soudage qui s’adapte à la quasi-totalité des machines standards, et qui, surtout, est dix fois moins coûteux qu’un outil classique. Forte de sa solution innovante, elle avait besoin d’en accélérer le déploiement, afin de répondre à un marché international qui lui tend les bras.
Participer à réindustrialiser la Bretagne
Grâce à une levée de fonds de 6 millions d’euros, bouclée en 2024 (auprès d’Épopée Gestion, du fonds French Tech Seed et de ses actionnaires historiques Breizh Up et Pertinence Invest), Stirweld a pu investir dans de nouveaux locaux, faisant le choix de rester en Bretagne. "Notre développement à l’international ne se fait pas au détriment de nos racines bretonnes. Au contraire, nous voulons faire rayonner la Bretagne à l’échelle mondiale, tout en contribuant à sa réindustrialisation, justifie Laurent Dubourg, PDG et cofondateur de Stirweld avec un autre ingénieur, Gilles Sevestre. En collaborant avec un réseau de fournisseurs situés à moins de 200 km de Rennes, l’entreprise souhaite renforcer l’économie locale, tout en réduisant son empreinte carbone".
Stirweld s’est ainsi installé dans un espace de 700 m², qui va lui permettre de produire plus et de recruter. Ses 36 collaborateurs rennais disposent désormais d’un atelier de 430 m² dédié au prototypage. Il est équipé de deux centres d’usinage de haute précision ainsi que d’un robot industriel polyvalent, qui intègrent les équipements de soudage par friction malaxage.
Des usages dans l’aéronautique, le transport électrique ou encore le militaire
Avec ce nouvel outil de production, Stirweld va pouvoir accélérer son développement, son activité étant essentiellement réalisée à l’export. 80 % de son chiffre d’affaires (non communiqué) est en effet issu de ventes à l’international. L’entreprise bretonne compte au portefeuille plus de 170 clients en France, États-Unis, Allemagne ou encore Corée du Sud. Ceux-ci sont issus des secteurs de la voiture électrique, de l’aéronautique, du militaire, du naval, du spatial ou encore des énergies renouvelables.
Deux filiales aux États-Unis et en Allemagne
Pour poursuivre son développement international, et après avoir installé une filiale près de Détroit, aux États-Unis, Stirweld a récemment ouvert une autre filiale à Stuttgart en Allemagne. La PME compte aujourd’hui 39 collaborateurs au total. Sa feuille de route, établie à l’occasion de sa levée de fonds, comporte également deux autres projets d’ouverture de filiales à l’étranger ces prochains mois. Elles pourraient ouvrir "en Europe et en Asie, hors Chine et Japon", confie Laurent Dubourg sans en dévoiler davantage. Son ambition : "devenir un leader mondial sur sa technologie innovante".