« Tous les jours nous voyons des chefs d’entreprises qui vont très mal », s’alarme Francis Labrunye, président du tribunal de commerce de Rouen. Entre les tribunaux de commerce du Havre, Dieppe, Lisieux et Rouen, ce sont plus de 1.600 procédures de sauvegarde, liquidation ou encore redressement qui sont ouvertes chaque année (dont 45% pour Rouen) et parmi celles-ci: «Entre 5 à 10% des chefs d’entreprises sont en grande souffrance», explique Francis Labrunye. Face à ce constat, les quatre tribunaux de commerce, sur l’exemple du tribunal de Saintes, précurseur dans le domaine de la prévention de la souffrance du chef d’entreprise, créent un dispositif d’aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë (APESA). «L’objectif est de reconnaître la souffrance des entrepreneurs en difficulté face aux dettes ou au dépôt de bilan par exemple, et de proposer, le cas échéant un traitement par suivi psychologique»...
Article complet à lire dans l'édition du mois de juillet du Journal des entreprises de Normandie.