Sodiboissons : De rachats en acquisitions
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Sodiboissons : De rachats en acquisitions

L'ENJEU Avec deux sites en région, l'entreprise Sodiboissons se positionne en distributeur indépendant. Deux fois revendues, deux fois rachetées, la société Sodiboissons envisage maintenant une croissance externe.

Organisation peu commune : Sodiboissons se compose de deux sociétés avec chacune leur compte d'exploitation et leur zone géographique distincte, une à Leulinghem dans l'Audomarois et l'autre à Lens. Regroupées au sein de la société mère Sodi Invest, elles sont gérées par un directeur général : Laurent Pecqueur, dont les deux sociétés réalisent chacune 12 M€ de CA. L'histoire de Sodiboissons non plus n'est pas anodine. Liée au groupe Arnoult, Sodiboissons est vendue au géant Heineken en 1996 avant de se racheter l'année suivante. « La famille Pecqueur, reconnue pour son indépendance, qui vend : ça a fait grand bruit. Et pourtant nous n'étions pas vendeurs, c'était une opération stratégique : nous avons profité de leur influence, etc. », se souvient Daniel Pecqueur, président de l'agence de développement économique Saint-Omer Développement et père de l'actuel dirigeant de Sodiboissons.




Deux rachats

L'histoire se répète en 2004 quand l'entreprise est vendue au groupe InBev avant de passer entre les mains du groupe Olivier Bertrand, quelques années plus tard. « Là non plus, nous n'étions pas vendeur. Ces opérations ont permis d'étendre le périmètre de Sodiboissons » ajoute Daniel Pecqueur. Quand le groupe Olivier Bertrand décide de se séparer de tous ses entrepôts en province, la holding familiale Sodi Invest se réapproprie Sodiboissons, en janvier 2013. En décembre 2013, l'entité du littoral basée à Saint-Martin-au-Laërt déménage à Leulinghem pour un investissement de 2 M€. Dans un contexte hautement concurrentiel, Sodiboissons conserve son identité d'indépendant, « en rupture avec les deux précédents propriétaires », précise encore Laurent Pecqueur.




Soutien financier

Ce qui a nécessité une revalorisation de l'activité via plus de proximité : « c'est un métier où l'on investit énormément pour la dynamisation de fonds de commerce à soutenir : un budget annuel de 10 % du CA », explique Laurent Pecqueur qui ajoute : « pour plus de flexibilité, nous faisons plus de contrats de distributeur que de brasseur et on privilégie le financement seul. Au niveau commercial nous réalisons des comités de prêt toutes les semaines pour offrir du sur-mesure. L'idée, ce n'est pas de chercher des volumes mais de la rentabilité avec des points de vente pérennes ». Pour pallier la baisse d'activité généralisée, le distributeur mise sur un gain de 15 % de parts de marché. Le site internet marchand pour les professionnels des débits de boissons, prévu pour fin 2015, sera un instrument de ce développement. La force commerciale se compose d'une vingtaine de collaborateurs sur les 75 salariés que comptent les deux sites.




Croissance externe Après s'être deux fois rachetée, Sodiboissons ne peut que grandir aujourd'hui par croissance externe

, aux dires de la direction. « La croissance de Sodiboissons passera par le rachat de la concurrence. On suit de très près le parcours de certains distributeurs, qu'ils soient proches de la retraite ou en restructuration », avoue Laurent Pecqueur qui ne dira pas un mot de plus sur ce sujet. Du moins pour le moment.

SODIBoissons



(Leulinghem)


Directeur général : Laurent Pecqueur CA 2013 : 25 M€ pour les deux sites Effectif : 75 salariés

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