L'analyse environnementale: tel est le métier de Socor. Née après-guerre, l'entreprise a quitté, depuis moins d'un an, le centre de Douai pour s'installer à Dechy. Sa valeur ajoutée: l'étude des différentes qualités de charbons. La société a cependant étendu ses compétences aux analyses des eaux, des sols, des effluents et résidus dans le cadre des contrôles réglementaires. «Une partie de notre travail reste axée sur les analyses de charbon, qui reste incontournable dans certains domaines, indique le directeur du laboratoire, Claude Lambre. À partir d'échantillons en provenance de Pologne, de Colombie ou encore d'Afrique du sud et d'Australie, nous devons déterminer le pouvoir calirifique du combustible, destiné aux industries lourdes du secteur.»
Les biocombustibles
Avec un investissement de 3,5M€, les 2.000m² de laboratoire placent Socor en pôle position sur le marché des biocombustibles: un secteur promis à un bel avenir. «Comme pour le charbon, détaille Claude Lambre, nous analysons les granulés de bois destinés à alimenter les chaudières.» La société étudie les possibilités de séquestrer les gaz issus de la combustion pour les injecter dans le sol. Socor emploie 52 personnes, effectif qui doit augmenter localement, et dans les antennes belges, polonaises et américaines de Socor. Une implantation est aussi prévue au Maroc.
CA 2009: 5,2M€. Tél.: 03.27.94.33.84.
À Dechy, Socor a investi en 2009 près de 3,5M€ dans un laboratoire de 2.000m².