La start-up picarde SmilePickup a ouvert son capital au logisticien groupe Deret (500 M€ de CA en 2023, 7 000 collaborateurs), basé dans le Loiret, à hauteur de 150 000 euros. Devenu actionnaire minoritaire, le groupe apporte également des financements complémentaires, non dilutifs. Née en 2018 et basée à Amiens (Somme), la start-up reste contrôlée par son fondateur, Sébastien Horemans. Elle emploie 15 salariés et gère un réseau de points de retrait dédiés aux grands colis, en s’appuyant sur des boutiques en propre ou des espaces réservés chez des partenaires. Cette opération va lui permettre d’étendre ce réseau, mais aussi de financer de l’innovation, en vue de développer avec Deret des synergies et de nouveaux services.
La robotisation de points de retraits
Le premier sujet est la robotisation des points de retrait de petits colis. Un programme réalisé en partenariat avec l’Université Picardie Jules-Verne d’Amiens et son laboratoire MIS. "Ce n’est pas pour remplacer un être humain, rassure Sébastien Horemans, dirigeant de SmilePickup et président de l’École d’ingénieurs Jules-Verne (EIJV) d’Amiens, intégrée à l’Université d’Amiens. C’est simplement pour supprimer les tâches les plus difficiles qui seront désormais robotisées. Ce sera un gain de temps et de bien-être."
Des projets européens d’envergure
Le deuxième projet est européen et "d’assez grande envergure", poursuit le PDG. Le but est de réduire les émissions de CO2 et d’optimiser les trajets en procédant à l’analyse du trafic routier en temps réel, dans les grandes agglomérations.
"La logistique de demain sera très différente"
"Nous avons trouvé, dans le groupe Deret, une entreprise qui partage les mêmes valeurs que nous, notamment d’innovation et de qualité de services, s’enthousiasme Sébastien Horemans qui souligne que "la logistique de demain sera très différente".
Une centaine d’embauches en 2026
L’entrepreneur revendique une croissance "à deux, trois chiffres", sans communiquer de chiffre d’affaires. SmilePickup possède 260 points de retrait en France, ainsi que 30 en Espagne et en Belgique, et vise les 400 en France dès 2025.
Avec l’entrée au capital du groupe Deret, la jeune pousse espère en parallèle, embaucher une centaine de personnes d’ici fin 2026. "Notre grand projet, c’est d’avoir un réseau urbain et périurbain sur toute l’Europe", ambitionne Sébastien Horemans.