"Shopping Promenade Riviera se transforme pour devenir la première destination loisirs des Alpes-Maritimes"
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Élodie Costa directrice de Shopping Promenade Riviera "Shopping Promenade Riviera se transforme pour devenir la première destination loisirs des Alpes-Maritimes"

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Shopping Promenade Riviera (ex-Polygone Riviera) à Cagnes-sur-Mer, près de Nice, est en pleine transformation. Son propriétaire, le groupe rémois Frey, investit 28 millions d’euros pour déployer une offre de loisirs conséquente dès 2026. Élodie Costa détaille la feuille de route. Directrice marketing, communication et digital du site depuis 2018, elle en est la directrice depuis septembre 2025.

Depuis septembre 2025, Élodie Costa est la directrice de Shopping Promenade Riviera (ex-Polygone Riviera) à Cagnes-sur-Mer, succédant à Arthur Bailly — Photo : Olivia Oreggia

Propriétaire de Shopping Promenade Riviera depuis 2023, le groupe rémois Frey annonçait fin 2024, un investissement de 28 millions d’euros sur le site, où en sont ces projets ?

2024 aura été une année temps d’analyse, d’observation. Dans les études de terrain, qualitatives et quantitatives, que nous avons mené pour essayer de voir où est-ce qu’on nous attendait, le loisir était vraiment prédominant. La restauration aussi, et la complémentarité entre les deux. C’est donc ce que nous avons commencé à dérouler sur 2025 en lançant plusieurs grands projets qui vont se concrétiser en 2026.

À partir de 2026, la nouvelle offre loisirs du site comprendra un SpeedPark avec karting, bowling ou laser game, un espace Fort Boyard Aventure ou encore une nouvelle salle de sport On Air — Photo : DR

Le premier à ouvrir, fin janvier, sera le SpeedPark, sur plus de 5 000 m2 anciennement occupé par le Printemps. C’est un gros complexe qui rassemble 20 pistes de bowling, du karting avec 200 mètres de piste, du karaoké, un Quiz Room… Suivra en mars l’ouverture de Fort Boyard Aventures, concept intergénérationnel qui devrait ouvrir en mars, normalement. Il y aura également une nouvelle salle de sport sous la franchise On Air, avec plus de 2 000 m2 d’offres. S’ajoutera un parc urbain de 2 000 m2 de nature. On peut dire que notre site est un peu en mutation. D’ici le deuxième semestre 2026, on sera sur un nouveau rythme de croisière.

Il y a quelque chose de très symbolique dans l’installation du SpeedPark à la place du magasin Printemps, fermé début 2025… Peut-on y voir la fin de l’hégémonie de l’habillement au profit du loisir ?

Il est vrai que depuis quelques années, le commerce est en mutation. En tant qu’acteur économique, nous devons donc aussi nous renouveler et être précurseurs. Néanmoins, le shopping et la restauration restent à ce jour le cœur de l’activité. Mais nos clients nous disent vouloir alterner avec le loisir. Notre promesse aujourd’hui est de devenir l’acteur numéro un du loisir dans les Alpes-Maritimes. Il y a le terme anglo-saxon "retailtainment" que j’aime bien parce qu’il nous définit, entre le retail, le commerce, et l’entertainment, le divertissement.

L’idée est aussi de pouvoir travailler la récurrence des visites.

C’est-à-dire que vous ne visez pas forcément plus de visiteurs mais plus de visites ?

Oui, car nos clients (7 millions annuels, NDLR) viennent de loin, 30 % d’entre eux mettent plus de 35 minutes pour venir. C’est donc déjà une vraie destination pour eux, un "effort" si l’on peut dire, de faire la route, avec les enfants, de payer le péage, etc. Ils restent en moyenne 1 h 50, ce qui est le double de nos concurrents sur le plan national.

Demain, le loisir viendra leur donner de nouvelles raisons de venir, avec une nouvelle offre. L’objectif n’est plus vraiment d’aller chercher du chiffre mais d’avoir des gens qui se sentent bien sur le site, en sécurité, en plein air…

À l’entrée de Shopping Riviera Promenade, le bassin et son jet d’eau vont laisser place à plus de végétalisation, avec un parc arboré de 2 000 m2 — Photo : Olivia Oreggia

Y a-t-il d’autres projets prévus après 2026 ?

Nous allons consolider tous ces projets qui seront concrétisés. Nous sommes sereins sur la feuille de route aujourd’hui. On sait qu’on est attendus. Le modèle ne va pas du tout être remis en question dans les 3-4 ans à venir, c’est le sens de l’histoire. Notre première force est de pouvoir écouter et de sonder régulièrement. Les tendances de consommation, elles évoluent tellement vite. Nous devons continuer d’être précurseurs, d’être flexibles, d’essayer de trouver de nouveaux modèles qui fonctionnent. Quand on a installé le parcours de filets il y a deux ans, on s’est demandé si cela allait marcher. Et 30 000 enfants par an en profitent ! C’est un modèle qui marche bien parce que les gens attendent ça. Donc, on ne se ferme pas de porte.

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