Serge Ramonda : Concurrence de plus en plus vive dans le BTP
# Industrie # Conjoncture

Serge Ramonda : Concurrence de plus en plus vive dans le BTP

Le BTP connaît un ralentissement contrasté selon les entreprises. Mais si certaines s'en sortent mieux que d'autres, toutes doivent faire face à une vive concurrence qui tire les prix vers le bas. Toutes s'attendent aussi à un «trou d'air» après l'été.

Le président de la fédération du BTP du Var, Serge Ramonda, a fait un point sur la situation économique du secteur juste avant l'été. «Aujourd'hui, nous essayons de garder le moral, mais nous sommes très inquiets car nous nous posons beaucoup de questions quant à l'avenir de nos entreprises d'ici à la fin de l'année», a-t-il résumé. En bref, l'avenir de la filière devrait se jouer au second semestre 2009.




Une conjoncture contrastée

Ainsi, depuis le début de l'année, le ralentissement économique est ressenti de manière contrastée par les entreprises du BTP. À court et moyen terme, les indicateurs d'activité pour la commande publique restent bons et la tendance dégagée par l'observatoire de la commande publique semble plutôt favorable. «En se basant sur la programmation des 25 maîtres d'ouvrage les plus significatifs du département, il ressort que 207 opérations concernent des projets de court terme pour un montant de 469M€ répartis sur 2009 et 2010». En 2008, les marchés notifiés faisaient état de 249M€. À moyen terme, 32 projets ont été recensés pour un montant de 145M€. Malgré ces bons chiffres, «l'année électorale et l'attentisme lié à la crise ont créé un décalage dans l'activité qui provoquera un trou d'air inévitable après l'été par l'absence de relais de l'investissement privé qui reste en panne», a remarqué Serge Ramonda.




Une concurrence de plus en plus vive

En outre, le président de la fédération a rappelé que la concurrence est de plus en plus rude. Aujourd'hui, sur les marchés publics, il y a entre 10 et 15 réponses pour un seul lot, alors qu'auparavant, on en comptait 3 ou 4. Et, cette situation pousse «certaines entreprises à pratiquer des prix anormalement bas», dénonce Serge Ramonda, qui en appelle les maîtres d'ouvrage à prendre leurs responsabilités et à «éliminer ces offres au motif qu'un prix trop bas peut avoir des conséquences, sur l'exécution de l'ouvrage, mais aussi la pérennité de l'entreprise». Et à ceux qui disent que cette baisse des prix est un juste retour des choses, le président de la fédération répond que «si nous avions réellement profité de la situation avant la crise, alors nos entreprises ne seraient pas aujourd'hui en difficulté et aucun dépôt de bilan n'aurait été enregistré dans le BTP».




Fédération du BTP du Var Tel.: 04.94.89.94.70 www.d83.ffbatiment.fr

# Industrie # Conjoncture