En février ou mars prochain, les équipes de Sens Technologies (32 M€ de CA 2023), plus connu pour sa marque Okamac, seront enfin réunies dans la nouvelle usine sortie de terre à Verrières-en-Anjou, près d’Angers. Aujourd’hui, les 110 à 130 salariés de la jeune entreprise de reconditionnement d’ordinateurs Apple (Mac, iMac et MacBook) se répartissent sur cinq sites autour de la métropole angevine.
Une seule ligne pour plus d’efficacité
Sens Technologies a investi 4 millions d’euros pour son usine qui s’étend sur 4 500 m2 sur deux étages. Ils vont donner de l’air à la PME au développement débordant, avec une croissance de 30 % : 75 000 ordinateurs auront été reconditionnés en 2024, contre 52 000 en 2023. Premier bénéfice attendu : un outil de production plus efficace et rationalisé, qui s’organisera autour d’une seule ligne, dans un espace d’atelier ouvert. "Nous devons actuellement composer avec des flux asynchrones. Désormais, le flux sera linéaire, ce qui va nous faire progresser à tous niveaux : fluidité, amélioration continue, gestion des stocks…", détaille Ronan Guinebault, directeur projets et développement d’Okamac.
Une localisation idéale
La localisation près d’Angers est un atout pour la qualité de vie des salariés. "Nous sommes une entreprise très jeune. Beaucoup de nos collaborateurs ont un mode de vie citadin. Ils pourront venir travailler à vélo ou en bus." Se trouver près d’un centre urbain sera aussi un avantage pour recruter, notamment lors des pics d’activité, par exemple pour la rentrée étudiante.
Des espaces à remplir avec la croissance future
Ce nouveau bâtiment est également très attendu pour… ses espaces vides. Car, dans un premier temps, tout ne sera pas occupé. Les dirigeants de la PME anticipent leur croissance future, qui passera notamment par de la diversification. Okamac veut développer de nouveaux procédés de reconditionnement et de nouveaux produits. "Être mono-produit est une force, mais c’est aussi un risque. Nous ne pouvons pas miser tout notre business plan dessus", explique Ronan Guinebault. Toutes les pistes de diversification sont à étudier : de nouveaux produits, type iPad, d’autres fabricants, voire de nouveaux marchés hors informatique. Selon les choix effectués, de nouvelles lignes de production pourront être montées. Et si la croissance se poursuit, il a été prévu la possibilité de construire une nouvelle extension de 3 000 m2 à l’usine.
Le développement pourrait bien passer par l’étranger, à terme. Mais pour le moment, le projet de s’installer aux Etats-Unis a été mis de côté, car "le marché n’est pas mature, estime Ronan Guinebault. Les Américains ne sont pas prêts à acheter reconditionné".
Les ventes en BtoB prennent de l’ampleur
Pour l’heure, Okamac développe fortement les ventes en BtoB. Elles représentent plus de 10 % de l’activité et devraient croître encore. "Nous travaillons de plus en plus avec de grands comptes. Ce sont des projets de long terme, qui demandent du temps à mettre en place (deux ans), mais ensuite cela fait du chiffre".
La majorité de la commercialisation s’effectue via 35 places de marché, principalement sur Back Market qui génère un tiers des affaires. Mais les ventes en direct sur le site d’Okamac connaissent une belle progression. "Nous étions à zéro vente il y a deux ans quand nous avons lancé le site, et elles représentent maintenant 15 % aujourd’hui".