SDMO est l'un des champions de l'export Finistérien. 80% de ses ventes se font à l'étranger et le spécialiste, numéro3 mondial de la construction de groupes électrogènes est présent dans 180 pays. Dont le Brésil. Mais pas forcément avec beaucoup de succès. «On en était aux balbutiements. Nos ventes n'étaient pas significatives», explique Philippe Forest, responsable communication de SDMO. Une part de marché minime, des ventes via des distributeurs au cas par cas. «Il est très difficile de s'installer à cause de la taxe à l'importation qui est de 14%.Nous n'étions pas du tout compétitifs.» Car les trois sites de production de l'industriel français sont à Brest. Pour les plus petits modèles, de 40 à 750kVA, SDMO souffre de ce surcoût. «Pour les modèles de plus grandes puissances, c'est moins grave car les Brésiliens n'en construisent pas forcément chez eux.Tout le monde est plus ou moins logé à la même enseigne.»
Opportunité d'un rachat
Dans ce pays en forte croissance, les besoins en électricité et donc, aussi, en groupes électrogènes sont importants. C'est un marché assez stratégique. Plutôt que de s'y développer petit à petit, SDMO a opté pour un développement rapide en acquérant, au 31janvier, le numéro3 du marché national: Maquigeral. «D'habitude, nous rachetons plutôt des distributeurs», précise Philippe Forest. Cette fois, le scénario est différent. L'entreprise a profité d'une belle opportunité: la vente d'une filiale du brésilien Battistella. «Ils vendent du bois. Rien à voir avec les groupes électrogènes. Ils avaient besoin de fonds et ont donc mis en vente leur filiale dans ce secteur pour se recentrer sur leur coeur de métier», raconte le responsable de la communication. Voilà comment SDMO s'est installé, en un rachat, dans le top3 du marché brésilien.
Un maillage de distributeurs
Maquigeral compte 280 salariés et affiche un chiffre d'affaires de 45M€. «Ce n'est pas une entreprise en difficulté, au contraire.» Le Français compte bien profiter de son savoir-faire sur les petits modèles et surtout du maillage commercial. «Ils sont présents partout dans le pays avec 35 distributeurs.» Maquigeral possède aussi une usine, ce qui permettra à SDMO d'éviter la taxe à l'importation pour les modèles "portables", entre 40 et 750kVA. Côté organisation, l'entreprise ne compte pour l'instant rien révolutionner. «Il s'agit d'abord d'intégrer Maquigeral.» La directrice, Sandra Battistella, reste en poste en temps que directrice générale. Elle sera en lien direct avec le directeur général de SDMO, Jean-Marie Soula. Deux autres dirigeants rejoignent la filiale. Georges Le Gall, actuellement directeur ingénierie est promu directeur général adjoint au Brésil. Quant à Jacky Pluchon, directeur d'une filiale à Miami, il s'occupera des ventes en Amérique Latine. «L'objectif, c'est d'abord de conserver cette troisième place au Brésil, annonce Philippe Forest. Mais on y va aussi pour se développer et compléter leur gamme avec nos centrales d'énergie de 1KW à 200MW et l'ensemble de nos services.»
SDMO
(Brest) DG: Jean-Marie Soula 1.180 salariés Chiffre d'affaires non communiqué 02 98 41 41 41