Scop de l'Ouest : Entre autarcie et tentation d'ouverture
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Scop de l'Ouest : Entre autarcie et tentation d'ouverture

Les Sociétés coopératives ouvrières de production, réunies en AG à Pont-Scorff,

tentent de s'adapter à la crise. Les Scop font des petits. Lorsque le nombre de Sociétés coopératives ouvrières de production progresse de 13% au national, ce taux de croissance est de 28% dans l'Ouest. La Bretagne est particulièrement dynamique puisqu'elle est passée de 120 à 169 Scop entre2003 et2009.




Îlot de résistance

Toutefois, les Scop de l'Ouest sentent bien qu'elles ne pourront pas rester éternellement un îlot de résistance. Face aux faillites en cascade de clients et fournisseurs, entreprises ?classiques?, le réseau des Sociétés coopératives ouvrières de production réfléchit à faire évoluer son modèle. Doit-on aller vers une libéralisation ou au contraire réaffirmer avec encore plus de vigueur l'identité coopérative? Le réseau étudie en tout cas la possibilité d'ouvrir davantage la part dévolue au capital dans le bilan de ses sociétés adhérentes. Celle-ci oscille entre 0 et 33% et ne peut dépasser la part ?travail? (participations destinées aux salariés) ni la part de réserves impartageables destinées à renforcer la trésorerie de l'entreprise. Au final, la part capital ne peut dépasser 50% des bénéfices. «À moins de payer davantage d'impôts», signale Serge Boureau, P-dg de Macoretz, entreprise générale du bâtiment de Saint-Père-en-Retz (44). «Dans les Scop, on s'est habitué à mettre 50 en réserve et 50 en part travailpour ne pas payer d'impôt», souligne Alain Durand, président des Scop de l'Ouest et dirigeant de l'entreprise de location de matériel de bâtiment Mateloc basée à Cholet. «Mais tout faire pour échapper à l'impôt, je trouve cela tout de même assez peu citoyen.»





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