Roger Capitaine,
Directeur général de Savéol
Quel bilan tirez-vous de 2001?
Il y a eu un vrai problème avec la bactérie E. coli. Le manque de confiance des consommateurs, notamment à l'étranger, a joué négativement les prix. Or, nous réalisons 21% de notre chiffre d'affaires à l'export. La perte de revenus pour les producteurs est chiffrée à 8M€. Le chiffre d'affaires de Savéol, à 142M€, est en baisse, alors que les volumes ont augmenté.
Cependant, il faut aussi voir le verre à moitié plein. Les produits de segmentation ont très bien marché. C'est une stratégie que nous menons depuis plusieurs années.
Êtes-vous satisfait de cette première année d'utilisation du transport multimodal pour vos produits?
Nous avons réalisé 110 trajets Rennes-Lyon car nous avons, là-bas, un site logistique. Le but est de faire plus de 200 trajets cette année. Cela fonctionne très bien. Au niveau économique, ça passe. Le flux est plus sécurisé. Et surtout, cela correspond à nos valeurs sur l'environnement, il y a un réel impact sur notre bilan carbone car nous avons moins de camions.
Quant à la plateforme de Morlaix, on la regarde aussi de très près, car c'est elle est encore plus proche pour nous, on peut y accéder plus vite.
Quels sont les projets de Savéol en 2012?
Le terrassement pour le bâtiment de Savéol Nature à Guipavas a démarré. Nous regroupons les équipes de nos deux sites d'élevage de Plougastel et de Guipavas du GIE La Croix, la filiale qui fournit les insectes aux producteurs. On change aussi le nom en Savéol Nature, plus parlant. À terme, la structure sera complètement intégrée au groupe. L'investissement est de 2,2M€ pour un hangar de 1.350m² et un tampon en verre de 80m² qui se construit derrière la station que l'on voit depuis la quatre-voies. Le but est d'améliorer le potentiel et l'ergonomie des élevages. La production doit être accrue de 30% afin de répondre aux besoins des producteurs.
Savéol. 02 98 40 30 30; @email
- TROIS QUESTIONS À