Saurea : Le moteur solaire sans entretien
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Saurea : Le moteur solaire sans entretien

Énergie Jeune pousse installée à l'incubateur de l'agence régionale d'innovation Seinari, Saurea met au point un moteur solaire sans entretien.

Des installations en panne, inutilisées pendant des mois, voire abandonnées faute de pièces de rechange ou de main-d'oeuvre à disposition... Des situations courantes dans les pays en voie de développement ou qui bénéficient d'un fort ensoleillement comme le sud de l'Afrique, le Maghreb, l'Amérique du sud ou encore l'Australie où des milliers d'installations solaires sont installées. Des équipements parfois indispensables aux populations et à l'activité économique dont l'arrêt peut avoir de graves conséquences. C'est pour lutter contre ces problématiques que la jeune pousse Saurea, installée à l'incubateur de l'agence régionale d'innovation Seinari, met au point un moteur solaire sans entretien.




Un moteur « inusable » Installations destinées à alimenter le pompage et l'irrigation en Afrique, parcs photovoltaïques en Amérique du sud, stations de pompages et parcs photovoltaïques en Australie... Les marchés du solaire sont nombreux mais posent des problèmes techniques, explique Grégory Deren, fondateur de Saurea avec Alain Coty, ingénieur spatial et aéronautique : « Dans les moteurs conventionnels, les pièces mécaniques s'usent et les composants électroniques vieillissent. Avec Saurea, le moteur devient inusable car il transforme directement la lumière en force motrice ». Saurea fonctionne sans électronique ni pièces mécaniques d'usures grâce à une alimentation directe de ses bobines par des cellules photovoltaïques placées sur le moteur et d'une géométrie spécifique, différente de panneaux photovoltaïques classiques. Le système fonctionne avec une auto commutation optique grâce à un disque obturateur fixé directement sur le rotor. « On vient augmenter la puissance en branchant des modules photovoltaïques complémentaires », précise Grégory Deren.

Un prototype de pré-série et une levée de fonds

Fixer les process industriels, affiner les coûts de production et verrouiller les partenaires sous-traitants, Saurea est en phase de qualification et dispose déjà d'un prototype de pré-série. « Nous avons trouvé un partenaire pour les cellules, un autre pour l'encapsulation de la couronne et divers partenaires pour les pièces mécaniques. Et tout est fabriqué en France », assure Grégory Deren. Saurea s'occupera de l'assemblage, d'une petite partie de la fabrication et des essais. Pour cela, la jeune pousse cherche un lieu sur Rouen pour s'installer. La recherche de fonds est également au programme des prochains mois pour Saurea avec des démarches envers les fonds d'amorçage, les business angels ou encore le crowdfunding., afin de trouver entre 500.000 et 700.000?. « Nous voulons lancer notre recherche de fonds dès le mois d'octobre et lancer notre production dès 2016 ».

Sébastien Colle
http://saurea.fr/

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