Entre son congé de reclassement d'ArjoWiggins, en avril 2016, et la création du Monde de Zaleto, en juin 2016, Samuel Vandomme n'aura pas perdu de temps. Deux mois à peine pour enclencher un dossier de création auprès de l'antenne BGE Saint-Omer et recevoir les clés de sa boutique.
Son parcours
Ancien laborantin, Samuel Vandomme a travaillé pendant 12 ans à l'usine d'ArjoWiggins, la papeterie de Wizernes, près de Saint-Omer, avant de se lancer dans l'entrepreunariat. C'est le commerce qui l'attire, après son licenciement économique. Un retour à ses premiers amours. « Avant ArjoWiggins, j'ai travaillé dans l'immobilier pendant 4 ans, puis en tant que responsable d'un magasin de sports pendant 3 ans. J'y ai acquis des compétences en commerce et commercial », explique Samuel Vandomme. Avec son épouse, ils réfléchissent à un nouveau projet de vie. Parents de trois garçons - dont les premières syllabes des prénoms composent le nom de la boutique - ils ont vite l'idée d'une enseigne de vente de matériels de puériculture, jeux et vêtements d'enfants de seconde main.
Le concept
« L'idée était d'ouvrir une boutique capable de proposer, in situ, ce que les gens vendaient et achetaient sur Internet, sur des sites comme Leboncoin par exemple. Je prends une commission sur les objets vendus et assure au client une vérification, un nettoyage et un contrôle qualité de chaque article ». Fonctionnant sur le système de l'achat-vente, et non du dépôt-vente, Samuel Vandomme marge ces produits entre 40 et plus de 50 %. « En fonction de la vétusté, du succès de la marque, du côté vintage... nous avons une grille de prix assez large maintenant. »
Le financement
L'installation du Monde de Zaleto à Saint-Omer aura nécessité un investissement de 45.000 euros, dont 30 000 euros de capitaux propres. La prime à la création d'entreprise d'ArjoWiggins comptant à hauteur de 20 000 euros dans ce projet et le prêt d'honneur de la Région pour 10 000 euros.
Les projets
Installé sur 100 m² de surface de vente, pour 40 m² de réserve, Samuel Vandomme se trouve un peu à l'étroit dans les locaux actuels. Il envisage un agrandissement, dans la région ou ailleurs, pour accompagner son projet de diversification d'activités dans le monde de la petite enfance. « Je préfère rester encore discret pour le moment, mais il pourrait être question de prestations de services, de temps d'activités créatives qui nécessiteraient des embauches ou bien des partenariats », conclut le dirigeant bientôt quarantenaire.