Deux entreprises spécialisées dans la sécurité amorcent un rapprochement. Le groupe nazairien Seris (11.000 salariés) vient en effet de prendre 44% du capital de la PME parisienne Amarante (280 collaborateurs). Les parts étaient jusqu’alors détenues par Pierre-Antoine Lorenzi, l’ancien président d’Amarante.
Complémentaires sur le marché de la sécurité
Bien qu'opérant sur le même marché, Seris et Amarante ne sont pas concurrentes.
La PME parisienne propose des prestations d’audit, d’ingénierie et d’accompagnement des entreprises se développant à l’international (analyse de l’exposition aux risques, études de vulnérabilité d’un site, etc.). Le groupe familial nazairien est lui beaucoup plus opérationnel. Sur le marché de la sécurité des biens et des personnes, il propose ainsi de la surveillance humaine, de la télésurveillance ou encore de la sûreté aéroportuaire.
L'objectif de Seris : l'international
Pour Seris, cette alliance doit permettre de « déployer ses compétences au niveau international en accédant à des marchés sensibles, complexes et stratégiques au-delà de son périmètre d’intervention actuel », indique Guy Temperau, P-dg et actionnaire de Seris. Le groupe nazairien n’est en effet présent qu’au Bénelux, quand les vingt filiales d’Amarante couvrent une multitude de pays, de la Russie, à l'Amérique du Sud en passant par l’Afrique.
L’alliance avec Seris permet pour sa part à Amarante, présidée désormais par Alexandre Hollander, d’accéder à des marchés plus importants ainsi que des moyens pour investir et recruter.
Fort de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires (360 millions pour Seris, 40 pour Amarante), le nouvel ensemble se revendique le premier acteur français sur le marché de la sécurité. Et le champion tricolore compte bien rivaliser avec les mastodontes mondiaux du secteur.
Spécialisé dans la sécurité des biens et des personnes, le groupe nazairien Seris prend 44% du capital d’Amarante.