STX poursuit sa diversification. Allant livrer pas moins de sept navires d’ici à la fin 2019, dont les deux plus gros paquebots du monde, le chantier naval de Saint-Nazaire vient de remporter un nouveau marché dans l’éolien marin. L’entreprise de 2.600 salariés va concevoir, fabriquer et installer une sous-station électrique, une sorte de gros transformateur, qui sera positionnée en mer, au milieu d’un champ d’éoliennes basé au large des côtes belges. STX va fabriquer pour Rentel une fondation, de type monopile (1.600 tonnes) sur laquelle sera posé un module de 1.200 tonnes. Les études de conception sont déjà en cours, le lancement de la production est prévu en fin d’année. La livraison de la fondation doit être opérée à l’été 2017, celle du module devant intervenir au printemps 2018. Détenteur du marché, STX s’appuiera principalement sur deux partenaires : GE Grid Solutions, pour l’ingénierie et la fourniture du système électrique haute tension, et Deme, pour le transport et l’installation de la sous-station électrique.
Cinquième marché dans les énergies marines
Il s’agit du cinquième marché remporté par STX dans le domaine des énergies marines. Trois équipements ont d’ores et déjà été livrés. En 2011, le chantier naval livrait une fondation pour le prototype d’éolienne qu’Alstom a installé au bord de la Loire. En 2014, STX a fabriqué une sous-station électrique que l’énergéticien danois Dong a installée au large des côtes anglaises ainsi qu’un module pour une unité flottante de production exploité par Total et Saipem en Angola. Outre la sous-station pour Rentel, STX doit livrer début 2018 une autre sous-station électrique pour un champ situé dans la mer du Nord. Le montant de ce marché, dont le nom du client est tenu secret, s’élève à une centaine de millions d’euros.
50 recrutements en cours
Ayant investi l’an passé 20 millions d’euros pour se doter d’espaces d’assemblage et dédié à la peinture des fondations, des pièces de transitions et des sous-stations électrique, STX compte à terme réussir avec les énergies marines à réaliser, en 2020, 20% de son chiffre d’affaires. En 2014, le chiffre d’affaires de l’entreprise était de 550 millions d’euros. En 2017, il devrait flirter avec la barre du milliard d’euros.
Pour assurer sa montée en puissance dans les énergies marines, l’entreprise compte recruter une cinquantaine de salariés supplémentaires, de l’ingénieur à l’ouvrier. Aujourd’hui, 170 personnes travaillent sur l’éolien, certains partageant leur temps avec la construction navale, activité qui connaît actuellement une forme olympique.
Un carnet de commande historique
D’ici à la fin 2019, STX va livrer au moins sept navires :
- En mai 2016, l’Harmony of the Seas pour l’armateur RCI (2.700 cabines), qui sera le plus gros paquebot du monde.
- Eté 2016, deux bâtiments de projection et de commandement pour la marine égyptienne.
- Mai 2017, le paquebot Meraviglia ((2.250 cabines) pour MSC.
- Mars 18, l’Oasis 4, sistership de l’Harmony of the seas.
- Octobre 2018, le programme Edge pour Celebrity Cruises (1.450 cabines)
- Début 2019, deuxième paquebot de la classe Meraviglia pour MSC.
Le chantier naval de Saint-Nazaire continue de garnir son carnet de commandes. Il vient de remporter un marché portant sur la réalisation d’une sous-station électrique pour un champ éolien belge.