Route du Rhum oblige, quand Bob Escoffier vend son entreprise en juillet 2014, le carnet de commandes est plein et l'activité au beau fixe. Quatorze mois plus tard, la société de croisières est en fâcheuse posture. En redressement judiciaire depuis le mois de septembre, Étoile Marine Croisières n'est plus que l'ombre d'elle-même. Confronté à de lourds problèmes de trésorerie (emprunt courant sur le navire amiral Étoile du Roy, loyers importants sur les emplacements à quai comme sur les locaux commerciaux, facilités bancaires révolues…), le repreneur Thierry Résibois a fait feu de tout bois. Résultat : un chantier naval liquidé, l'un des plus beau voiliers de l'armement vendu, (l'Étoile Polaire, notre photo), et une société de catering (Etoile Océane) cédée un peu trop vite aux goûts des 14 employés et des observateurs.
Plusieurs options
Lundi 9 novembre, les dirigeants d'Étoile Marine Croisières et l'administrateur judiciaire ont étudié les différentes options en chambre plénière au tribunal de commerce : poursuite avec une direction fortement remise en cause par les salariés, liquidation ou cession. Deux offres d'achat étaient sur la table. La première a été jugée trop légère, la seconde insuffisamment garantie au niveau bancaire. Les juges consulaires ont annoncé un délibéré pour le 17 novembre...