Saint-Etienne : Le cinéaste Michel Duran veut séduire les entreprises stéphanoises

Saint-Etienne : Le cinéaste Michel Duran veut séduire les entreprises stéphanoises

Michel Duran, comédien, réalisateur et producteur franco-canadien (société de production CMHL entreprises) va tourner son nouveau long métrage à Saint-Etienne, dans le quartier du Soleil. Avec un budget de 4,5 M€, il ambitionne de présenter "A l'ombre du soleil" au festival de Cannes 2017. En attendant, il entend associer les entreprises locales à son projet. Interview.

"A l’ombre du Soleil" est le titre de votre nouveau long métrage. Avec un budget de l’ordre de 4,5 M¤, il sera tourné à Saint-Etienne l’année prochaine et vous envisagez de le présenter au festival de Cannes 2017. Quel est le sujet de ce film?
Ce film traite de la relation difficile entre un père et son fils entre 1974 et 1976, avec en toile de fond le quartier du Soleil, l’épopée des Verts et une industrie métallurgique forte. Avec des valeurs de solidarité et de travail très prégnantes à Saint-Etienne à cette époque.

Vous souhaitez associer les Stéphanois et notamment les entreprises stéphanoises à ce projet. Pourquoi?
Je suis Stéphanois. J’ai envie d’impliquer les Stéphanois dans la réalisation de ce projet. Je souhaite travailler avec les acteurs économiques et artistiques locaux. Mais attention, je ne veux pas faire un film stéphano-stéphanois. Il faut que le film soit bon ! Je pars à la chasse des meilleures compétences. Si elles sont locales, tant mieux, sinon je chercherai ailleurs.

Quelle participation des entreprises locales espérez-vous?
Il y a deux niveaux. L’opérationnel d’abord. Par exemple, pour la création de costumes ou de décors. Je me suis aussi rapproché de Thales Angénieux à Saint-Héand, qui est une super star dans l’univers des zooms pour le cinéma. Je pense aussi à de grandes entreprises locales qui pourraient faire du placement de produits. En clair, on met à l’image un produit d’époque, en échange d’une participation financière. Je cherche aussi des compétences en matière de transmission d’images puisque la post-production sera réalisée à Vancouver. Et puis, il y a toute la partie sponsoring pur qui sera importante pour boucler notre budget. Je viens d’ailleurs de créer une association pour supporter cet aspect. Avec les entreprises, nous pouvons envisager des échanges de services avec par exemple des invitations aux avant-premières, du coaching, une implication des salariés dans le projet…