« Nous travaillons sur le dossier depuis le lancement du label Quartier Numérique (l'ancêtre de French Tech, NDLR) », rappelle le président de la Métropole Rouen Normandie, Frédéric Sanchez (PS). Mais le choix de travailler de concert avec ses homologues du Havre et de Caen est plus récent : « nous avions bâti un dossier de candidature pour Rouen qui nous est au final apparu incomplet sur au moins un aspect essentiel : la présence trop faible dans le secteur du numérique de grands comptes à vocation nationale, voire internationale sur la Métropole », reconnaît l'élu. Trop peu semble-t-il au regard de l'importance que le Ministère porte à ce critère déterminant pour espérer décrocher le précieux sésame. A ce stade, Rouen avait donc décidé de ne pas candidater en solo à l'obtention du label French Tech.
La prochaine candidature « Normande » doit donc permettre par le regroupement des trois agglomérations « d'atteindre la masse critique », explique Frédéric Sanchez qui explique que la Cantine Numérique inaugurée à Rouen le 21 novembre dernier pèsera dans le dossier. Cet espace de co-working compte en effet parmi les dix cantines labellisée en France à heure actuelle.
Côté entreprises, le président de la filière numérique normande NWX#, Romain Prat (Power Trafic), veut croire à « la complémentarité entre Caen et Rouen, notamment ». Caen qui accueille la laboratoire innovant d'Orange ainsi que le Pôle de compétitivité TES, « tandis que Rouen est plus orientée web ».