Au terme d'une année 2008 marquée par les mouvements sociaux consécutifs à la réforme des ports autonomes, la place rouennaise enregistre une hausse de 2% de ses trafics. Satisfaction au port de Rouen. Avec 22,7millions de tonnes enregistrées en 2008, le GPMR (Grand port maritime de Rouen) se stabilise pour la quatrième année consécutive au-dessus de la barre symbolique des 22 Mt. Un chiffre porté principalement par l'augmentation des trafics céréaliers qui font plus que compenser la baisse des vracs liquides et du trafic conteneurs.
Un trafic céréalier en progression de +22,5%
Avec 6,3 Mt en 2008 contre 5,2 sur l'exercice précédent, les céréales affichent une augmentation conséquente de +22,5%. Après une première partie d'année difficile, le port a même enregistré sur les mois d'été le chargement de 1,8 Mt de blé et d'orge, ainsi que la progression de +22% des exportations de malt, principalement à destination de l'Amérique Latine. Dans l'ensemble, les vracs solides augmentent de +20,4% à 9,2 Mt. Le charbon (+30% à 485.000t), les granulats et agrégats (+63% à 715.000t) ou encore les sels de déneigement (+100% à 54.000t) tirent l'ensemble vers le haut. Dans le même temps, le port enregistre une baisse de -7% de son trafic conteneurs (142.000 EVP contre 158.500 en 2007) que les autorités portuaires imputent largement aux conflits sociaux qui ont suivi la mise en oeuvre du plan de relance des ports. En cause, principalement, le déplacement du public vers le privé de certaines catégories de personnels, comme les grutiers. La baisse oscillerait même entre 10 et 30% sur les trafics vers les DOM, selon le directeur commercial du GPMR, Martin Butruille. Au final, les «marchandises diverses» accusent une baisse de -7% en 2008.
«Une bonne année compte tenu du contexte»
Même résultat, ou presque, pour les vracs liquides (-7,7%). Mais avec un constat différent: la chute de -13% des produits pétroliers raffinés s'explique «à la fois par un contexte mondial difficile et pour des raisons structurelles», comme l'arrêt technique d'Exxon Mobil ou la reprise de Shell à Petit-Couronne par Petroplus. Au final, le port de Rouen réalise «une bonne année compte tenu du contexte», analyse Philippe Deiss, le d-g du port. Guillaume Ducable