C'est en 2007, à l'âge de 53 ans et après un licenciement économique, que Françoise Raverdy se lance dans la création de Dooderm, une société roubaisienne qui propose des vêtements pour soulager le psoriasis et l'eczéma atopique.
Le parcours
Âgée aujourd'hui de 60 ans, Françoise Raverdy est une créatrice souriante et dynamique, qui estime avoir plusieurs cartes en main pour réussir son projet : deux expériences dans la création d'entreprise, un réseau important en région forgé au fil de ses expériences professionnelles notamment dans les secteurs du textile et médical et un environnement familial stable.
Le concept
Dooderm propose des chaussettes, gants, caleçons, culottes, leggings et t-shirt à manches longues ou courtes, pour les femmes, les hommes et les enfants. Ces derniers sont composés à 95 % de fil de coton peigné non tissé et à 5 % de fil d'argent métallique. Grâce à ses propriétés anti-bactériennes et anti-inflammatoire, ce dernier soulage la démangeaison en cas de psoriasis ou eczéma et empêche la surinfection. Les vêtements sont reconnus dispositifs médicaux de classe 1 auprès de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament). Ils sont produits avec un partenaire industriel régional qui gère également la logistique.
Le développement
Les vêtements de Dooderm sont distribués soit directement aux particuliers qui en font la demande 50 % des ventes), soit via des pharmacies. "Nous travaillons pour le Nord - Pas-de-Calais et la Picardie avec le réseau Prestamed, qui affiche 2.500 pharmacies en référence. L'objectif est de développer ce mode de distribution en 2015 : en dehors de Prestamed, nos produits sont présents dans 300 pharmacies sur les 22.500 que compte la France", explique la dirigeante. Pour cela, elle est en négociations avec des agents sur différentes régions. Un autre de développement pour 2015 sera l'export de proximité vers la Belgique, le Luxembourg et peut-être l'Angleterre. Françoise Raverdy envisage un chiffre d'affaires de 200.000 € pour son exercice qui sera clos en juin 2015 et 500.000 € dans trois ans. Si la société n'est pas encore à l'équilibre, cela ne devrait plus tarder selon sa dirigeante. Deux embauches sont prévues en 2015.
Les projets
La dirigeante affiche d'autres idées, comme la création d'un pansement en textile technique pour soulager le psoriasis, la mise en place d'une ligne de linge de lit pour ajouter les hôpitaux dans sa clientèle, une réflexion autour d'une association éventuelle de fil de lin et d'argent pour un produit 100% originaire de la région et une autre autour d'un produit en coton bio encapsulé avec une huile pour permettre la réhydratation des peaux sèches.