Rhône : Cegid bientôt sous pavillon anglo-saxon

Rhône : Cegid bientôt sous pavillon anglo-saxon

Fondé par Jean-Michel Aulas, l'éditeur lyonnais Cegid devrait accepter l'offre de rachat attractive proposée par les fonds Silver Lake et AltaOne Capital.

L'éditeur de logiciels Cegid va passer sous pavillon anglo-saxon. C'est ce que nous apprend l'AFP, qui précise que les fonds américains Silver Lake et britanique AltaOne Capital vont lancer une offre publique d'achat sur le groupe lyonnais, après avoir racheté les participations du président fondateur Jean-Michel Aulas et du principal actionnaire Groupama. Soit 37,6% du capital.
Porté par le cloud, l'éditeur lyonnais a enregistré, pour la troisième année consécutive, une croissance de ses résultats. En effet, Cegid a réalisé un chiffre d'affaires de 282,1 M€ en 2015, en progression de 5,8% à périmètre courant et de 4,2% à périmètre constant. Le groupe lyonnais a également dégagé un bénéfice de 23,2 millions d'euros.

Une valorisation à 580 M€
Une santé financière qui explique l'intérêt des deux fonds d'investissements dont l'offre sera libellée au prix de 62,25 euros par action et de 44,25 euros par bon d'acquisition d'action remboursable. Ce qui valorise le groupe du président Aulas à 580 M€. Une somme extrêmement attractive puisque le prix proposé représente plus du double du cours de l'action Cegid en début d'année.
Si Silver Lake et AtlaOne Capital obtiennent plus de 95% des actions et des droits de votes, ils verseront aux actionnaires actuels un bonus de 1,25 euro par titre, avant de retirer Cegid de la cote du marché parisien.
De son côté Jean-Michel Aulas devrait réinvestir une partie des sommes tirées de la cession de ses parts dans la société. Il restera également président du conseil d'administration. Patrick Bertrand conservera pour sa part ses fonctions de directeur général.
Le conseil d'administration devrait se réunir prochainement pour se prononcer sur cette offre de rachat amicale. A priori, l'affaire semble bien engagée. Les deux repreneurs n'ont, eux, fixé qu'une seule condition à leur offre : réunir au minimum 50% des actions et droits de vote.