Rhône-Alpes : Le CPER met le paquet sur les infrastructures de communication

Rhône-Alpes : Le CPER met le paquet sur les infrastructures de communication

Pour les 5 prochaines années, le Contrat Plan Etat Région entend malgré le contexte de raréfaction des finances publiques mettre en œuvre de grands projets structurants.

Le développement des territoires constitue le point d’orgue du contrat de plan Etat Région (CPER). Pour la sixième génération des CPER qui concerne la période 2015-2020, ce sont près de 4,5 Mds d’euros qui devraient être consacrés aux projets structurants de la région Rhône-Alpes auxquels s’ajoute 1,5 milliard d’euros au titre de la politique de la ville et du renouvellement urbain.
5 Thématiques ont été définies :Mobilité multimodale ; Enseignement supérieur, recherche, innovation ; Innovation, filières d'avenir, usine du futur ; Très haut débit et usages du numérique ; Transition écologique et énergétique. Et 3 volets transversaux viennent spécifier l’orientation du CPER : culture, emploi et égalité femmes/hommes.

Des projets phares
Concrètement, une large part des dépenses sera allouée aux transports. Il s’agit surtout de maintenir Rhône-Alpes au cœur des échanges et de développer les modes de communications alternatifs à la route. Ceci en gardant à l’esprit la nécessité d’offrir des infrastructures de qualité. L’environnement s’invite aussi aux débats dans la mesure où le contrat tripartite prévoit de minimiser grâce à son action les impacts des déplacements.
Considéré comme prioritaire, le dispositif ferroviaire va ainsi mobiliser un engagement à hauteur de 253 M€ pour l’Etat et de 298,7 M€ pour la région. La modernisation du nœud ferroviaire lyonnais représentera à lui seul un investissement de près de 421 M€.
Autre grand sujet pour le CPER, l’enseignement supérieur et la nécessité d’une part de mener une politique pour renforcer la collaboration au sein de la communauté scientifique et d’autre part d’améliorer l’attractivité des campus. En parallèle, le contrat se fixe comme objectif de rapprocher les mondes académiques et économiques.
Ainsi près de 14,5 M€ serviront au regroupement des équipes du Centre International de Recherche en Infectiologie dans des locaux de près de 13.000 m2 au cœur du Biodistrict Lyon Gerland. En outre, 21 M€ permettront de réaménager le campus Tréfilerie à Saint-Etienne pour en faire un lieu d’échange moderne. A Grenoble, le projet StockEnr qui vise à accompagner la transition énergétique en baissant les coûts de stockage de l’énergie va recevoir 15 M€.
La liste des projets est longue et sera examinée le 6 mars par l’Assemblée régionale.