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Revolte lève 4 millions d’euros pour réparer les voitures électriques
Nantes # Automobile # Levée de fonds

Revolte lève 4 millions d’euros pour réparer les voitures électriques

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Après avoir levé un million d’euros en 2022, la start-up Revolte, basée près de Nantes, lève quatre millions d’euros pour mieux réparer le nombre grandissant de voitures électriques. Pour ce faire, elle compte déployer ses propres ateliers, développer des formations, et agrandir son nombre de garages partenaires.

La start-up basée à Carquefou vient de lever 4 millions d’euros — Photo : Revolte

Quoi de plus naturel pour une start-up de l’automobile que de réussir à bien passer les tours ? Fondée en 2020, Revolte vient de boucler un tour de table de 4 millions d’euros auprès de la Macif, du groupe IMA et d’une vingtaine d’investisseurs, avec le soutien de Bpifrance. Basée à Carquefou, dans l'agglomération nantaise, l’entreprise propose de réparer les voitures électriques ou hybrides. Elle compte aujourd’hui une vingtaine de salariés autour de la réparation, de la formation et de la R&D. Cette augmentation de capital arrive après une première levée de fonds d’un million d’euros en 2022 auprès d’une soixantaine de business angels, dont une bonne partie appartient au monde automobile.

Des ateliers pour réparer les voitures électriques

La première levée de fonds avait à l’époque permis à Revolte d’ouvrir son premier atelier à Carquefou et un second en Île-de-France. Elle a ensuite ouvert un troisième atelier à Rennes. Ce nouveau financement va permettre à Revolte d’ouvrir un nouveau site plus imposant en Île-de-France. L’entreprise est déjà intervenue sur plus de 3 000 véhicules depuis sa création. "Il s’agit de la première génération de voitures électriques, qui sont hors garantie et ont 6 à 10 ans", analyse Alexis Marcadet, cofondateur et directeur général de Revolte. Mais les ventes de voitures électriques ont connu une grosse traction dans les années 2020. Revolte s’attend donc à faire face à un pic de voitures électriques vieillissantes.

Fournisseur d’outils pour les garagistes

Outre les garages en propre, cette levée de fonds va aussi permettre à Revolte d’investir dans son outil à destination des garagistes existants, afin de les former pour prendre en charge les voitures électriques. "Nous avons lancé notre propre académie, lance Alexis Marcadet. Aujourd’hui, beaucoup de garagistes ont une habilitation, et peuvent faire une révision ou changer une batterie, mais ça s’arrête là". Revolte propose plutôt de réparer les batteries, ou encore d’intervenir sur le chargeur ou le moteur. "Réparer nécessite d’autres compétences. Nous avons créé une communauté, celle des Garages Branchés. L’objectif est que ces garages puissent faire tout ce que nous savons faire", insiste le dirigeant.

"Notre plateforme offre un accès à des conseils techniques, de la documentation, et une aide à la communication sur leurs nouvelles compétences"

Dans un premier temps, les garages qui veulent faire partie des Garages Branchés doivent avoir a minima un salarié formé par Revolte dans leur équipe. La start-up propose ensuite deux offres, à 150 ou 250 euros par mois aux garagistes. "Notre plateforme offre un accès à des conseils techniques, de la documentation, et une aide à la communication sur leurs nouvelles compétences. Nous pouvons aussi leur envoyer de nouveaux clients si besoin. L’objectif est d’avoir un maximum d’interactions avec eux", note le dirigeant.

Revolte compte aujourd’hui une vingtaine d’abonnées et plus de 300 préinscrits qu’elle ambitionne de convertir. "Nous visons les 100 abonnées d’ici la fin d’année", espère Alexis Marcadet. L’offre des garages branchés et la formation étant déjà sur les rails, Revolte espère atteindre la rentabilité en 2027, sans forcément avoir besoin d’un nouveau tour de piste auprès des investisseurs.

Nantes # Automobile # French Tech # Levée de fonds # Start-up # Investissement industriel