Rennes : Objets connectés : Comment Kerlink veut lever 10 millions d’euros en entrant en bourse
# Levée de fonds

Rennes : Objets connectés : Comment Kerlink veut lever 10 millions d’euros en entrant en bourse

Pour assurer son développement, la société rennaise Kerlink veut lever 10 millions d’euros. Spécialisée dans les réseaux dédiés aux objets connectés, elle a donc décidé de s’introduire en bourse sur le marché Alternext Paris. Explications.

Kerlink a lancé officiellement ce mardi 3 mai son introduction en bourse sur le marché Alternext Paris, afin d’accélérer son développement, notamment à l’international. L’entreprise basée à Thorigné-Fouillard, près de Rennes, est l’un des précurseurs de la technologie LoRa et spécialisée dans les réseaux dédiés aux objets connectés (53 salariés, 7,4 millions d’euros de chiffre d’affaires). Ces IoT prenant de plus en plus de place dans la vie quotidienne, les collectivités, opérateurs de télécommunications et entreprises cherchent des solutions réseaux pour profiter de ces opportunités de développement.

Une filiale en Amérique du Nord cette année

Sur ce marché, Kerlink a de l’avance par rapport à ses concurrents, et compte bien continuer la course en tête sur ce marché mondial ! L’entreprise propose aujourd’hui une solution complète permettant de relier des équipements fixes (compteurs d'énergie...) ou mobiles (bus de transport public, wagons...) avec les systèmes d'information des entreprises. Des innovations qui permettent à Kerlink de réaliser une croissance de 40 % par an (+ 60% en 2015), avec un fort développement à l’étranger (20 % du CA), où elle commence à ouvrir des bureaux. « Nous avons ouvert une filiale à Singapour en novembre dernier, et devrions en ouvrir une autre en Amérique du Nord en 2016 », annonce William Gouesbet, le P-dg de Kerlink.

« Garder un coup d’avance »

« Pour assurer son développement et garder un coup d’avance », notamment à l’international, Kerlink a besoin de fonds. Elle compte donc lever 10 millions d’euros grâce à son entrée en bourse. Après la phase de préparation de cette introduction sur le marché Alternext, où Kerlink a obtenu le visa de l’AMF, l’Autorité des marchés financiers, l’entreprise a entamé depuis le 3 mai la phase concrète de recherche de fonds, qui court jusqu’au 18 mai. Pendant ces deux semaines, deux types d’investisseurs peuvent se manifester : des institutionnels (gestionnaires de fonds financiers, bancaires, patrimoniaux ou de défiscalisation, via lesquels des entreprises notamment peuvent investir) et des particuliers.

Autour de 11,60 euros l’action

A l’issue, la part du public devrait représenter entre 10 et 20% du montant de la levée de fonds, et les institutionnels 80 à 90%. Montant de l’action : autour de 11,60 euros. « C’est le milieu de la fourchette, qui pourra être ajustée de plus ou moins 10% à l’issue de la période de souscription, en fonction des intentions des souscripteurs, précise William Gouesbet. L’action aura donc un prix compris entre 10,43 euros et 12,75 euros ».

Objectif : innovation et international

Sur ces 10 millions d’euros de levée de fonds, Kerlink compte utiliser « les deux tiers pour innover, poursuivre notre effort de R&D pour garder ce coup d’avance, et apporter de nouveaux services à notre valeur ajoutée, indique William Gouesbet. L’autre tiers de cette somme doit nous permettre de nous développer à l’international et de renforcer nos positions à l’étranger ».

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