Dans un an, la LGV Rennes-Paris sera mise en service, pour relier les deux villes en moins d’1h30. Parmi les équipements phares, figure la tour de contrôle ferroviaire de Rennes, qui permet à la foi de jouer le rôle de poste de commande à distance pour l’aiguillage des trains, mais aussi de « central sous station » géré par SNCF Réseau (qui commande tout le système électrique au-dessus des trains). Ce lundi 4 juillet, les élus ont lancé ce compte à rebours d’une liaison tant attendue.
Passer de 35 à 50 trains par heure
Sur ces 1.400 m² de bâtiment, une soixantaine de salariés vont œuvrer à terme à la bonne conduite de la nouvelle ligne LGV du Mans jusqu’à Rennes, mais aussi de tout le Grand Ouest. En effet, cette tour de contrôle abrite un poste de commande à distance qui va remplacer en 2018 celui de la gare de Rennes, qui datait des années 40… De quoi gérer mieux les trains de la gare de Rennes jusqu’à Redon. « Le bâtiment sera ensuite agrandi pour commander toutes les infrastructures du Grand Ouest », indique Laurent Desvignes, directeur adjoint du projet. Une dizaine de salariés vont y être affectés dès octobre prochain, puis seront rejoints par treize autres en 2017. Avec ce nouvel outil, ces logiciels performants, les agents pourront traiter cinquante trains par heure, contre 35 actuellement.
1/6e du territoire à gérer
De l’autre côté du bâtiment, le central sous-station va regrouper à terme les CSS de Paris, Tours et Rennes. Déjà en service depuis mai 2015, il comptera bientôt quarante salariés pour gérer l’électricité du réseau. Ce nouveau CSS couvrira à terme Paris à la point de la Bretagne et à Bordeaux, soit un sixième du territoire français (2.500 km de voies ferrées).