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Rennes Atalante : ETI et ESN ne créent pas assez d’emplois !
Saint-Malo # Numérique

Rennes Atalante : ETI et ESN ne créent pas assez d’emplois !

La technopole Rennes Atalante a tiré son bilan 2014 : 907 emplois ont été créés et 475 supprimés parmi les 322 entreprises interrogées. Soit un solde net de 432 emplois nouveaux.

La technopole rennaise a interrogé 322 entreprises employant au total 18.045 personnes sur ses cinq sites (quatre à Rennes, un à Saint-Malo), adhérentes ou non. Le solde net de création d'emplois entre octobre 2013 et octobre 2014 s'élève à 432 postes dont 238 spécifiquement numériques. Soit une hausse annuelle de 2,45% (2,15% en 2013). "Une bonne année", selon Claude Labit, président de Rennes Atalante. Des années précédentes (2011-2012 et avant 2008) ont pourtant été plus fastes (cf. graphique ci-joint).

48% des entreprises interrogées ont un effectif en croissance (45% en 2013) ; 33% stable (idem en 2013) et 19% en baisse (22% en 2013). Les plans sociaux de Renesas et Alcatel-Lucent ont impacté le bilan avec la perte de 83 emplois (sur 177 annoncés). Il y aura davantage encore de répercussions en 2015... Par ailleurs, cinq start-up sont nées de ces licenciements et ont déjà permis de créer 31 emplois.

Faiblesse en ETI et ESN

Cette enquête révèle, sans surprise, que ce sont les PME qui tirent la croissance : les trois quarts des emplois créés le sont par 217 PME et ETI. Ces dernières étant faiblement représentées. La faiblesse des ETI, c'est l'autre enseignement de ce baromètre. Seules 18 entreprises ont plus de 250 salariés... Autre point d'amélioration : les 51 entreprises de services numériques (ex-SSII) n'ont qu'un solde net de 13 emplois créés ! "Nous allons lancer une réflexion spécifique autour de ce secteur pour réfléchir avec elles sur leur évolution, leur développement...", annonce Claude Labit appuyé par Gaëlle Andro, vice-présidente à l'économie pour Rennes Métropole qui fait part de sa "volonté d'accélération" dans ce domaine, grâce notamment au label French Tech obtenu fin 2014. Son président avait annoncé vouloir passer de 600 à 1.000 créations d'emplois numériques par an. Difficile cependant à mesurer... Rennes Atalante se porte volontaire pour ce recensement.

Des pépinières en vue

La métropole rennaise prépare aussi sa nouvelle pépinière numérique, sur la nouvelle zone des Champs Blancs à Cesson-Sévigné, à l'est de Rennes. Livraison : en 2016. Elle remplacera les deux entités voisines devenues vétustes, Gallium et Germanium, accueillant aujourd'hui une vingtaine d'entreprises. "Il n'y a pas encore de destination avérée sur ce site stratégique près du futur métro", souligne Gaëlle Andro. D'ici là, elle inaugurera à la fin de ce mois de janvier le Biopôle, autre nouvelle pépinière dédiée aux biotechs, à l'ouest de Rennes.

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