Dans leur vie d'avant, alors qu'ils étaient à des postes d'opérationnels dans l'industrie pharmaceutique, la grande distribution ou l'informatique, les trois associés d'Advanseez ont « identifié un manque en matière de coordination des hommes et des activités, se souvient Christophe Hervé, président co-fondateur de cette PME de six salariés basée à Saint-Grégoire (la SAS CPH Développement, au capital de 110.000 €). On passe beaucoup de temps à coordonner les équipes avec des documents Word, Excel, Power point, des réunions, des déplacements... tout ça pour travailler ensemble ». Ils ont donc développé une plateforme web, première application collaborative. Elle permet de décider, concevoir, mettre en oeuvre et piloter la stratégie des TPE, PME ou grands comptes. Un premier module permet de faire collaborer les équipes en récoltant des informations pour bâtir une stratégie. Le second module permet de mettre en oeuvre ces plans d'actions et de créer des objectifs pour chaque utilisateur... « C'est une méthode commune à des collaborateurs issus de métiers différents. »
Toutes les langues
Commercialisée depuis un an, elle intéresse des clients dans la banque, l'agroalimentaire, l'industrie pharmaceutique, le secteur associatif, les collectivités territoriales... Pour l'instant, Advanseez compte 2.000 utilisateurs dans le monde pour sa version freemium (limité à 3 utilisateurs et deux plans stratégiques), et une centaine d'abonnés au service payant. C'est sur ce modèle que repose le futur succès de l'entreprise. Pour engranger du chiffre d'affaires, elle va devoir commercialiser sa solution, qui revêt un avantage de taille : « elle peut être développée en n'importe quelle langue en un jour seulement, souligne Christophe Hervé. Du moment que l'on a quelqu'un qui parle la langue en question pour l'aide à l'utilisation de l'outil à distance (comme du coaching, pour les utilisateurs) ». Advanseez a commencé à travailler aux États-Unis, où elle dispose d'un bureau commercial, à Boston, qui touche les Anglo-Saxons partout dans le monde (Canada, Afrique du Sud, Australie...).
Rentabilité en 2018
Mais pour réellement déployer son produit, l'entreprise cherche des fonds. « Nous avons commencé à prendre des contacts dès 2012, précise le président. Nous pourrions lever 600.000 € en 2015 ». Objectif : accélérer le développement, notamment à l'international (en créant des bureaux commerciaux un peu partout dans le monde), mais aussi renforcer l'équipe technique pour améliorer l'outil. Pour cela, il envisage d'embaucher une dizaine de collaborateurs à Rennes avant 2017, afin d'atteindre un chiffre d'affaires de 1,7M€ et la rentabilité en 2018...